
La route de Augustin Senghor vers le Conseil de la FIFA est loin d’être totalement balisée. Les signes annonciateurs d’un éventuel blocage de la candidature du Sénégalais commencent à apparaître compliqués, laissant croire que le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF) devrait déjouer des écueils de dernière minute.
Pour décrocher une place au Conseil de la FIFA, Me Augustin Senghor doit faire fort lors de l’élection prévue le 12 mars au Caire. Cette cabale dont l’existence et l’objectif ne font plus de doute s’est dévoilée au grand jour à la faveur de la rencontre de Nouakchott, mardi dernier, consacrée aux Académies de football, sous les auspices de la FIFA. Si les cadres de l’instance dirigeante du football mondial, notamment le président Gianni Infantino, le secrétaire général Mathias Grafstrom, le maître d’œuvre de cette rencontre Arsène Wenger, ont brillé par leur absence, les dirigeants africains réunis sous la bannière d’un comité de sages dirigé par le Marocain Fouzi Lekjaa ont ainsi saisi l’occasion pour élaborer le protocole de Nouakchott.
Une marmaille malicieusement et savamment orchestrée aux allures d’une véritable sélection de quatre des cinq postulants africains au Conseil de la FIFA, laissant un seul poste en compétition puisque le président Patrice Motsepe est qualifié d’office et la septième personne sera une dame. Selon les termes du fameux protocole, le Marocain Fouzi Lekjaa, le Mauritanien Ahmed Yahia, l’Ivoirien Idriss Diallo et l’Égyptien Abiu Hani Rida auraient la caution et la bénédiction des sages africains pour le Conseil de la FIFA. Et d’après les indiscrétions, cette idée vient du “Prince” de la CAF, le tout puissant Lekjaa du Maroc.
Comme on le voit, le Sénégalais ne figure pas sur la liste. Augustin Senghor se retrouve dans une position très inconfortable pour espérer se faire élire à cause d’une mise à l’écart programmée, une stratégie d’exclusion du candidat sénégalais qui ne dit pas son nom par ses pairs africains en terre mauritanienne. Si ce deal passe comme lettre à la poste à la CAF, ce sera très compliqué pour Augustin avec une seule place pour 9 autres candidats en lice. Les prochains jours nous édifieront sur la conduite à tenir et les enseignements à tirer de cette surprise de dernière minute qui risque de compromettre la sincérité de l’élection et les chances du Sénégalais d’accéder à ce prestigieux poste.
L’affaire agite le reste du continent et des voix commencent à s’élever pour contester une démarche partisane qui n’a aucun fondement juridique. C’est le cas du président de la Fédération nigérienne de football qui n’apprécie ni la démarche ni la méthode car il s’agit plutôt de battre campagne et de se faire élire démocratiquement et de siéger. Parce que Djibrilla Hima Hamidou dit Pelé a sillonné toute l’Afrique. Il a récemment séjourné à Djouba au Soudan du Sud, rencontré la CECAFA et la COSEFA puis est passé par Blanthyr (Malawi) et Lusaka (Zambie) avant d’atterrir à Nouakchott en Mauritanie, pour prêcher la bonne parole auprès de ces collègues.
Bacary CISSÉ
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