AG FSF : Une campagne inédite !
À peine lancée, elle s’annonce déjà comme un vrai feuilleton télévisé. La campagne pour l’AG de la Fédération sénégalaise de football (FSF) alimente les réseaux sociaux à travers les sites et autres supports s’intéressant au sport. Des candidats transformés en acteurs se donnent à fond dans un scénario qui dépasse un électorat pourtant cible. Aujourd’hui, on ne se limite plus aux clubs aux ligues et aux seuls mouvements associatifs. L’opération séduction à travers l’image déclenchée par cette AG va bien au-delà.
Dans le roulis des feuilletons qui rythment cette campagne médiatique menée tambour-battant, on retrouve tous les artifices qui fondent la fascination par l’image. Une sortie des schémas classiques qui rime avec la force de l’image et qui fait très tendance en ce moment. S’adresser à des votants bien cibles mais en prenant à témoin toute l’opinion pour mieux séduire et bien convaincre. Les affiches, les slogans et les programmes n’ont pas suffi cette fois pour aller à la pêche aux voix.
On a eu droit à des déclarations aux allures de meetings sportifs hautement médiatisés des convois de voitures de luxe à l’effigie des candidats. De vrais shows populaires qui ne sont plus l’apanage des politiciens car les candidats au poste de président de la Fédération sénégalaise de football ont envahi toutes les plateformes en plus des banderoles et affiches visibles un peu partout. Le nombre de candidats sept au total et tout ce déploiement expliquent l’importance qu’il convient d’accorder à cette élection fédérale.
On devine à travers cette campagne marquée par une forte présence médiatique le forcing sur l’image et la persistance sur le paraître des uns et deux autres. La preuve : les déclarations de candidature ont fait l’objet de grands rassemblements très animés, parfois aux accents folkloriques qui ont étouffé les programmes et réduit les propositions à l’état de simples formalités. De vrais épisodes d’un feuilleton d’été qui se poursuit avec malgré tout son côté innovant. Le 2 août, l’arithmétique fera le reste.
Abdoulaye DABO






