CHAN 2024 : De Dakar à Zanzibar, voyage aux mille et une escales
Zanzibar, le 31 juillet 2025 – Le visiteur, fraîchement débarqué à Zanzibar, a le sentiment d’avoir traversé tout un continent pour arriver sur cette île paradisiaque. Un sentiment qui commence dès le départ de l’aéroport Blaise Diagne de Dakar.
C’est à 4h30 du matin mercredi que l’aventure débute, dans une quiétude matinale que seuls les départs aux aurores peuvent offrir. Après les formalités d’usage, le décollage a lieu à 8h, marquant le début d’un long périple aérien.
La première escale nous mène à Bamako, au Mali, pour une courte pause d’une heure quarante-cinq, avant d’entamer le plus long tronçon du voyage : six heures trente de vol vers la capitale éthiopienne, Addis-Abeba. Une attente de plus de deux heures sur le tarmac éthiopien précède le prochain embarquement.
C’est à bord d’un aéronef plus modeste que la dernière étape se dessine. Direction le Kilimandjaro, en Tanzanie, pour une halte d’une heure et demie. Enfin, la dernière ligne droite vers la perle de l’océan Indien.
L’arrivée à l’aéroport de Zanzibar est un soulagement, mais elle marque aussi le début d’un nouveau processus : le passage de l’immigration. Assurance et visa sont des passages obligatoires, formalités administratives qui rappellent que le voyageur est désormais sur une terre étrangère.
Ici, la langue est le Swahili, la monnaie est le shilling tanzanien, bien que le dollar américain soit une monnaie d’échange courante. Le pays, majoritairement anglophone, est marqué par une coexistence paisible entre 50% de musulmans et 50% de chrétiens.
Si la ferveur pour le football n’est pas aussi palpable qu’en Afrique de l’Ouest en cette période de CHAN, les noms des stars sénégalaises résonnent tout de même sur l’île. Tout le monde connaît Sadio Mané, El Hadji Diouf, ou encore le jeune prodige Iliman Ndiaye.
L’île respire le football africain, même si c’est au rythme de ses stars et non de la compétition en cours. Un voyage riche en émotions et en découvertes, un véritable pont entre deux cultures.
Malang SANE, envoyé spécial à Zanzibar







