Verdict manipulé, notification kamikaze : Abdoulaye Sow dénonce l’audience truquée de la CAF
Abdoulaye Sow n’y va pas par quatre chemins. Selon le secrétaire général de la FSF, la CAF aurait déjà tranché avant même que l’audience ne commence. Le secret : une mascarade judiciaire digne d’un scénario de film, où la justice sportive aurait été sacrifiée sur l’autel des manipulations.
« Au bout de deux heures, l’avocat du Maroc appelle notre avocat pour lui dire que la séance est levée. Je n’y croyais pas. Il n’y a pas eu de plaidoirie », lâche Abdoulaye Sow au micro d’Alain Foka, décrivant un processus où tout a été orchestré dans l’ombre. La scène ? Une audience fantôme, une injustice en marche. « J’appelle personnellement le secrétaire général de la CAF, qui me dit que la séance est levée, sans qu’on nous le dise. »
Et d’accuser : « J’essaie de joindre la présidente mais, deux minutes après, ils ferment la plateforme. La séance a été ouverte. Mais à ce jour, la séance n’a jamais été levée. Nous n’avons pas plaidé. » La décision ? Le Sénégal perd sur tapis vert, point final.
« Une décision était déjà préparée »
La CAF invoque les articles 82 et 84 du règlement de la CAN pour justifier la sanction. Si une équipe quitte le terrain ou refuse de continuer, elle est forfait (3-0). Sauf qu’il y a… cette incohérence flagrante. « Dans le dispositif de la décision, ils disent oui, le Sénégal a quitté le terrain. Oui, le Sénégal a perdu par tapis vert. Mais ils rejettent toutes les autres requêtes du Maroc », notamment le retrait du trophée et des primes.
Mais le coup de grâce, c’est la manière dont la décision a été communiquée. Dans la précipitation, la CAF aurait diffusé l’info à la hâte, aux médias, aux deux parties… à 22h30, une heure après la décision, 30 minutes après la demande de motivation. « Il n’y a pas eu de justice. J’ai le sentiment qu’une décision était déjà préparée », balancée comme un coup de massue.
L’appel à la justice est la dernière arme du véritable champion d’Afrique. Refusant cette mascarade, la FSF a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS). Son président, Abdoulaye Fall, dénonce un « braquage administratif » sans précédent, qui entache l’histoire du football africain. C’est une guerre déclarée contre un système perçu comme corrompu, manipulé et inéquitable. Le TAS est désormais le dernier rempart pour faire éclater la vérité.
Mohamed NDIAYE






