Deux ados de 16 ans, un seul rêve : sauver HLM
Khalifa Ababacar Seck et Ibrahima Dione alias Vampire. Seize ans chacun, mais déjà le poids d’un club sur les épaules. À l’ASC HLM, ces deux adolescents sont devenus, malgré leur jeune âge, les piliers d’un maintien en Ligue 1 qui s’écrit match après match.
Ils ont 16 ans, mais déjà des responsabilités de cadres. À eux deux, ils sont impliqués dans la quasi-totalité des buts de leur équipe. Ils incarnent l’avenir, mais aussi le présent de l’ASC HLM. Ils ont marqué 7 des 11 buts de l’ASC HLM en Ligue 1 : 4 buts et 3 passes décisives pour Ibrahima Dione (6 buts et 5 passes toutes compétitions confondues) et 3 buts et 3 passes décisives pour Seck. Face au leader Ajel, balayé 3-0 dimanche passé, les deux adolescents ont encore frappé. Comme un symbole de cette jeunesse pleine d’audace.
Une connexion incroyable
Ils n’ont pas le même aura, ni tout à fait la même manière de s’exprimer, mais sur le terrain, leur langage est commun : celui de l’efficacité. Khalifa Ababacar Seck insiste sur la force du groupe pour expliquer cette alchimie : « Justement, il y avait le collectif. Les gars se connaissent bien et se comprennent mieux. C’est ça qui a porté ses fruits. Il y a une entente collective de la part de chacun envers l’autre. On s’entend super bien et le résultat peut en témoigner aujourd’hui. »
Plus posé dans l’analyse, Ibrahima Dione, lui, déconstruit l’idée d’une entente naturelle : « Sur le terrain, l’entente ne se décrète pas, elle se construit avec le travail et la confiance. Avec mes coéquipiers, on apprend à se connaître chaque jour, dans les entraînements comme en match. L’important, ce n’est pas seulement l’entente entre deux joueurs, mais la cohésion de tout le groupe. » Deux discours, une même réalité : leur complicité est le fruit d’un collectif solide.
L’insouciance face au leader
Contre Ajel, rien ne semblait pouvoir arrêter HLM. Dione ouvre le score, Seck conclut. Entre les deux, une équipe libérée. Seck résume la prestation avec simplicité : « Belle performance de la part de chacun, franchement on était au top. »
Dione, lui, garde une exigence déjà impressionnante pour son âge : « Jouer contre le leader comme Ajel, c’est toujours un défi. J’ai eu la chance de marquer, mais ce but est le fruit du travail collectif. Personnellement, je pense pouvoir encore faire mieux. Un attaquant doit toujours être exigeant avec lui-même. ». L’un savoure, l’autre se projette déjà. Mais tous deux avancent.

Khalifa Seck et Ibrahima Dione, les deux pépites de l’ASC HLM
Maintenir HLM, une mission avant tout
À neuf journées de la fin, l’ASC HLM joue sa survie. Et ses deux joyaux en ont pleinement conscience. Pour Seck, c’est une affaire de cœur : « L’amour de tout un chacun pour cette équipe n’est plus à prouver. C’est un travail et une lutte pour nous tous de maintenir HLM cette année et de l’amener au rang des meilleurs. »
Même détermination chez “Vampire”, avec un discours presque guerrier : « Notre ambition est claire, c’est de maintenir HLM et même viser plus haut. Chaque match est une finale pour nous. On joue avec le cœur, pour le club et pour tous les HLMois. »
Inspirés par Sadio Mané et Ismaïla Sarr
Derrière l’urgence du maintien, les rêves restent immenses. Et assumés pour les deux ados. Khalifa Ababacar Seck regarde déjà vers les sommets, inspiré par Sadio Mané et Ismaïla Sarr : « Aller au sommet, c’est le rêve de tout footballeur. Être sélectionné en équipe nationale du Sénégal, gagner la Ligue des champions, le Ballon d’Or africain, même le Ballon d’Or mondial. Pourquoi pas ? Tout est possible. » Mais il n’oublie pas l’essentiel : progresser, être décisif, avancer étape par étape.
De son côté, Dione affiche une ambition structurée, presque professionnelle dans l’approche : « Continuer à progresser chaque jour, être décisif pour mon équipe et m’imposer comme un attaquant de référence. Les performances individuelles passent toujours par le collectif. »
D.V.







