Eldorado : L’Iran invincible
Jouer la Coupe du monde 2026 aux États-Unis n’a jamais été un rêve pour l’Iran. Dès le départ, cette participation s’est transformée en parcours du combattant. Abandonnée par la FIFA, la sélection iranienne a été victime de ce qui restera comme l’une des plus grandes injustices de l’histoire de la compétition.
Jamais l’Iran n’a bénéficié des mêmes règles que les 47 autres nations engagées dans ce Mondial. Une inégalité flagrante, face à laquelle la FIFA a choisi le silence, devenant de fait complice. Gianni Infantino, pourtant si prompt à s’immiscer dans les affaires du football africain, a honteusement détourné le regard devant les agissements de l’administration américaine.
Rien que pour sa gestion de ce Mondial 2026 et pour ce complexe d’infériorité évident face aux puissants et capricieux comme Donald Trump, Infantino devrait terminer son mandat, puis quitter la scène. Il est temps que le monde du football tourne la page.
Pour revenir au terrain, l’Iran a été clairement désavantagé. Pourtant, cette sélection n’a jamais baissé les bras. Elle s’est battue jusqu’au bout, avec une détermination admirable, comme un diable refusant de céder un centimètre.
L’Iran quitte cette Coupe du monde invaincu. Oui, il y a des dégâts, car l’élimination est bien réelle. Mais aucune équipe n’a réussi à conquérir son territoire. Aucun adversaire n’a véritablement pris le dessus.
Les Iraniens auraient même pu décrocher une qualification historique pour les seizièmes de finale, mais le sort s’est acharné contre eux. D’abord avec ce but annulé par la VAR contre l’Egypte dans le temps additionnel. Un but qui les qualifiait directement, mais qui a finalement fait le bonheur du Sénégal. Puis est venue l’élimination définitive, dans les toutes dernières secondes de la phase de groupes, lorsque l’Autriche a arraché une égalisation tardive face à l’Algérie.
La FIFA a failli, c’est une certitude. Mais l’Iran, lui, n’a jamais plié. Il a résisté à l’adversité, à l’injustice et aux obstacles politiques. Le monde entier est désormais témoin de ce que cette sélection a subi. Et si le tableau final ne retiendra qu’une élimination, l’histoire, elle, retiendra autre chose : celle d’une équipe restée debout, invaincue, malgré tout.
D.V.







