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Abdoulaye Fall : « Je suis plus que confiant pour une victoire »

Candidat déclaré à la présidence de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), Abdoulaye Fall était l’invité de l’Association Nationale de la Presse Sportive (ANPS) ce lundi, dans le cadre du troisième numéro des Grands Rendez-vous, intitulé “Les Candidats passent l’oral”. Ce fut l’occasion pour l’ancien trésorier général de la FSF de présenter sa vision, clarifier ses positions et réaffirmer sa confiance en sa candidature, malgré les récents revers électoraux.

 

Une coalition expérimentée et un ancrage assumé

Entouré de figures influentes de l’exécutif sortant telles qu’Abdoulaye Saydou Sow, Seydou Sané, Thiané Sarr, Kosso Diané et Cheikh Seck, Abdoulaye Fall a d’abord mis en avant la force de sa coalition, qu’il qualifie de majoritaire et représentative du projet Manko.

« 80 à 90 % du Comité exécutif est avec moi, de même que les ligues. Nous représentons le Manko. »

S’il assume son appartenance à la continuité de l’équipe dirigée par Me Augustin Senghor, il n’a pas hésité à critiquer le manque de transparence dans le processus de désignation du candidat dit “consensuel”.

« Je n’ai jamais voulu déclarer ma candidature comme ça. D’habitude, on discutait entre nous dans le Comex. Le président Djibril Wade avait reçu mandat pour organiser ce processus, mais je pense que tout ne s’est pas déroulé dans la clarté. »

Il révèle d’ailleurs que c’est à son retour de la Mecque qu’il a reçu un soutien décisif : « Le président Cheikh Seck est venu spontanément me manifester son appui. »

 

La défaite à la Ligue pro : un revers, pas un désaveu

Quelques heures après la victoire de Babacar Ndiaye à la présidence de la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel, Abdoualye Fall, soutien affiché d’Abdoulaye Sow, a réagi à l’issue du scrutin. Une réaction mesurée, teintée de lucidité mais surtout de confiance :

« Pour dire la vérité, c’est une surprise, parce que personne ne part à une élection sans la possibilité de gagner. »

Il rappelle que l’objectif affiché par son camp était de remporter toutes les élections organisées dans ce cycle. Mais, loin de blâmer ses alliés, il contextualise cette défaite : « Le président Abdoulaye Sow et moi venons tout juste d’accéder à la Ligue Pro. Babacar Ndiaye y est depuis longtemps. Il a ses relations. Ce sont les clubs de Ligue 1 qui ont fait la différence. »

Un revers qu’il refuse de considérer comme un signal négatif en vue de la présidentielle de la FSF. Au contraire, il y voit une opportunité pour clarifier les rapports de force : « Nous avons désormais plus de visibilité sur la situation. Au niveau élite, nous contrôlons la majorité, pour ne pas dire la quasi-totalité. Et à Dakar (niveau de base), si vous regardez les résultats, nous sommes côte à côte. Ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire. » Confiant, il conclut sur une note offensive : « Je suis plus que confiant pour une victoire. »

 

Polémique sur les bus : une clarification attendue

Dans une vidéo récemment diffusée, le président sortant de la FSF, Me Augustin Senghor, a évoqué la mise à disposition de bus aux ligues, laissant entendre une instrumentalisation politique de l’initiative. Citée dans cette séquence, Abdoulaye Fall a tenu à clarifier publiquement sa position. « Je vais faire un communiqué pour expliquer que cette dotation s’inscrit dans une procédure officielle et transparente. »

Il explique que cette initiative est née de demandes concrètes venant de plusieurs ligues, notamment Kédougou et Diourbel, qui ont effectivement reçu leurs véhicules. « Mon objectif était que toutes les ligues puissent en bénéficier. Cette mise à disposition a bel et bien été effective. »

Quant au refus de Me Senghor de procéder à une réception officielle des bus, Abdoulaye Fall affirme ne pas en comprendre les raisons : « Je pense que ce refus est lié à des considérations personnelles. Pourtant, l’objectif était simplement d’améliorer les conditions de fonctionnement des structures régionales du football. »

Une campagne qui s’intensifie

Alors que la course à la présidence de la FSF entre dans une phase plus directe, Abdoulaye Fall continue de se positionner comme le candidat de la continuité maîtrisée selon lui, mais aussi de la rupture dans la méthode, en prônant une gouvernance collective, structurée et expérimentée.

Khadim DIAKHATÉ

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