Alassane Niang (Guelwaars) : « La dernière fois que j’ai mangé du forokhe thiaya, j’ai regretté »
« Je voulais être militaire mais le football a pris le dessus » a révélé Alassane Niang. Attaquant de Guelwaars en Ligue 2 sénégalaise, il est notre invité de la Rubrique ‘’Les premières et dernières fois’’.
Quel est le premier maillot de football que tes parents t’ont acheté ?
(Rires) Ça fait tellement longtemps que je ne m’en souviens plus. En plus, j’ai eu beaucoup de maillots de football, donc je ne saurais même plus dire de quelles équipes il s’agissait.
Quand as-tu intégré Guelwaars pour la première fois ?
J’ai intégré le club la saison dernière en provenance du Maroc, où j’évoluais à l’Olympique Club de Casa. Le club m’a contacté pour me présenter son projet. J’en ai parlé à mon oncle, puis ils ont échangé et trouvé un accord. C’est comme ça que je suis revenu.
C’est vrai que le championnat marocain est très relevé, mais j’étais en division régionale, donc il y avait moins de visibilité. J’y ai passé deux ans avant de revenir pour me relancer, repartir de zéro, jouer plus de matchs et retrouver la compétition.
Quel a été ton premier voyage à l’étranger ?
À part le Maroc, j’ai voyagé récemment en Turquie. Ce n’était pas pour des tests, mais pour signer dans un club de deuxième division. Malheureusement, cela ne s’est pas concrétisé pour des raisons que je préfère ne pas dévoiler.
Quelle est la première chose que tu aurais faite si tu n’étais pas devenu footballeur ?
J’aurais été un homme en tenue, particulièrement militaire. C’est quelque chose que j’ai toujours voulu. D’ailleurs, j’ai des frères qui sont militaires et d’autres policiers. J’ai grandi avec cette envie, mais le football a pris le dessus.
Quelle est la première personne qui a cru en toi ?
C’est mon coach formateur, Ibrahima Ba, quand j’étais en catégorie Benjamin. Il me répétait souvent : « Si tu le veux et que tu y crois, tu deviendras un très grand footballeur. » C’est lui aussi qui m’a repositionné en attaque, alors que j’étais gardien de but au départ. J’ai même joué milieu défensif avant de devenir attaquant. Aujourd’hui, je me sens épanoui, et c’est en grande partie grâce à lui. Je ne le remercierai jamais assez.
La dernière fois où tu as douté de toi ?
Je n’ai jamais douté de moi, mais j’ai connu des moments difficiles. J’ai enchaîné des blessures en fin de saison dernière, puis en début de saison actuelle. Je n’ai pas beaucoup joué, avec des rechutes à répétition. Pour un jeune joueur, c’est compliqué.
J’ai raté les quatre derniers matchs de championnat la saison passée, mais j’ai pu disputer la finale du championnat contre Port. Heureusement, l’équipe était déjà assurée de monter en Ligue 2.
La dernière fois que tu as pratiqué un autre sport que le football ?
C’était au collège, lors des compétitions inter-écoles. Je jouais au volleyball en classe de cinquième. J’étais plutôt bon, mais aujourd’hui, je suis entièrement concentré sur le football.
Dans quel stade t’imagines-tu disputer ton dernier match ?
Au stade Pierre-Mauroy de Lille. C’est mon club de cœur depuis tout petit, celui où je rêve de jouer. Mon objectif est d’y débuter ma carrière et de la terminer là-bas. Je supporte aussi le Barça, mais Lille, c’est vraiment mon rêve.
La dernière fois que tu as marqué un but exceptionnel ?
C’était l’année dernière contre Gazelle de Kédougou. On avait besoin d’une victoire pour creuser l’écart avec Coton Sport, qui nous poursuivait.
Le match était difficile, mais j’ai marqué à la 85e minute sur une passe de Magueye Niang, d’une belle tête. J’ai vu le positionnement du gardien du coin de l’œil, je me suis vite replacé en comprenant que Magueye allait me servir. Je n’ai pas réfléchi, ce n’était pas le moment. J’ai marqué, et on a gagné. L’objectif était atteint.
La dernière fois que tu as mangé du forokhe thiaya ?
C’était l’année dernière, lors d’un déplacement en Casamance pour affronter l’ASUC. J’en avais acheté à la frontière avec la Gambie. Mais après, j’ai regretté : j’avais des démangeaisons sur tout le corps. Heureusement, ça s’est calmé avant le match, mais c’était difficile.

Réalisé par Ndèye Camara







