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But refusé, penalty controversé : le courage incandescent de Mané face au chaos

Dans un théâtre de controverses à Rabat, ce dimanche, Mané a incarné la classe et le courage. Sous la pression d’un arbitrage aussi sévère qu’incompréhensible, Sadio a refusé de plier, incarnant la résilience dans sa forme la plus pure.

Jusqu’à cette 92e minute, la finale de la CAN 2025 s’enlisait dans le silence d’un score vierge. Puis, le tournant : le but d’Ismaïla Sarr est annulé pour une faute inexistante d’Abdoulaye Seck. L’arbitre, implacable, refuse la consultation de la VAR. Le chaos s’installe. Dans la foulée, un penalty est accordé aux Marocains dans la confusion la plus totale. La tension monte, le silence devient une torture.

Les Sénégalais, furieux, sont invités à quitter le terrain par leur sélectionneur Pape Thiaw, en signe de protestation contre cette injustice flagrante. La pelouse devient un champ de bataille émotionnel, un théâtre d’attente et de colère. Mais Mané, maître de lui-même, refuse la fuite. Il s’attarde, dialogue, agite la main comme un chef d’orchestre pour ramener ses coéquipiers. La scène est unique : un leader qui, face au chaos, choisit la résilience.

« Quand j’ai vu Claude Le Roy, je me suis dit que c’était la personne idéale à qui demander conseil »

« J’ai demandé l’avis de Claude Le Roy. Quand je l’ai vu, je me suis dit que c’était la personne idéale à qui demander conseil. Il m’a dit : il faut rester, il faut jouer« , confie-t-il au micro de Canal+. « J’ai ensuite demandé à Mamad’ (Niang) et (El Hadji) Diouf, ils m’ont dit la même chose. Alors j’ai dit à tout le monde : “les gars, il faut assumer, on va jouer. Qu’il marque ou pas, on continue. »

Après une interruption de 17 minutes, le penalty est finalement tiré par Brahim Diaz… qui le rate dans une Panenka humiliée. Le vent tourne. Pape Guèye, dans un éclair de précision et de puissance, transperce Bonou, ramenant le Sénégal dans la course. Et la délivrance arrive : grâce à cette victoire inespérée, le Sénégal décroche une seconde CAN, évitant peut-être de justesse une suspension FIFA grâce à la détermination de son héros, Mané.

C’est une leçon de sang-froid, de courage et de fierté pour tout un continent. Un symbole que, même dans le chaos, la grandeur se forge dans la résilience.

Mohamed NDIAYE

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