« Comme s’il était un terroriste » : Héros de la qualification de l’Irak, Hussein interrogé pendant sept heures aux États-Unis
L’histoire d’un héros transformé en suspect en moins d’une heure. Aymen Hussein, l’attaquant qui a offert à l’Irak sa première qualification pour la Coupe du monde depuis 1986, a vécu un cauchemar à son arrivée à Chicago : 7 heures d’interrogatoire et de fouilles, « comme s’il était un terroriste ».
Selon plusieurs médias arabes, l’incident s’est produit après le match nul historique contre l’Espagne (1-1), jeudi. Après le départ de Madrid, tout allait bien jusqu’à ce que la délégation irakienne ne soit brutalement stoppée à l’aéroport. Aymen Hussein, confondu avec un autre citoyen irakien, a été immédiatement traité comme un terroriste. Une erreur absurde, une humiliation gratuite, dénoncent les médias.
La délégation irakienne a tout tenté pour libérer leur joueur, en vain. Ils ont été contraints de quitter l’aéroport, laissant leur héros en garde à vue. Lors des barrages contre la Bolivie, c’est cet homme de 30 ans qui a inscrit le but de la qualification, la première depuis plus de 40 ans.
Hussein s’est retrouvé au cœur d’une suspicion absurde alors qu’il a déjà vécu le pire à cause du terrorisme. La perte de son père, soldat tué par Al-Qaïda en 2008, et l’enlèvement de son frère par l’État islamique en 2014, jamais retrouvé.
L’Irak lancera sa Coupe du monde face à la Norvège, le 17 juin, avant d’affronter l’équipe de France (le 22 juin) et le Sénégal (le 26 juin), dans le groupe I.
M. N.






