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Coupe du monde des clubs : Pas le temps des surprises

On le sait, les grandes compétitions sont, pratiquement sans exception, remportées par les grandes équipes. Mais le plus souvent; il y a quelques petites surprises pour animer les premiers matchs. Dans cette nouvelle version de la Coupe du monde des clubs qui vient rallonger les saisons de football déjà bien étirées, la hiérarchie est, pour le moment, bien respectée. Les petits poucets ne font pas le poids.

Les amateurs néozélandais de Auckland City ont morflé face à l’ogre Bayern Munich. Dix buts dans la tronche. Pas de quoi rougir cependant. Ils ont pu, au coup de sifflet final, se faire quelques selfies avec des étoiles qu’ils ne voyaient briller qu’à la télé. Et puis même le grand Barça de Lionel Messi s’est pris 8 buts dans la face contre le même adversaire dans un quart de finale de Ligue des champions. L’octuple Ballon d’Or n’est d’ailleurs pas à l’abri d’une autre correction de cet acabit aux Etats-Unis où il est venu depuis deux ans vivre le crépuscule de sa carrière.

En ouverture de la compétition et face à un Al Ahly d’Egypte pas très bien inspiré à la finition, son équipe l’Inter Miami a tenu bon. Y parviendra-t-elle contre Porto et Palmeiras, leurs deux prochains adversaires ? Pas si certains.

En attendant les entrées en lice de Manchester City du Real Madrid, champions d’Europe 2023 et 2024, le nouveau roi du vieux Continent, le PSG, s’est offert une entame de rêve au pays de l’Oncle Sam. Achraf Hakimi et compagnie ont transformé le choc contre l’Atletico Madrid en un match de gala de pré-saison. 4-0 au tableau d’affichage. Domination nette et sans bavure. Les 15 jours qui ont suivi le premier sacre du PSG en Ligue des champions n’ont donc en rien altéré son niveau de jeu stratosphérique.

Les Parisiens ont donné le tournis à Diego Simeone qui en a perdu sa science tactique… Et sa lucidité. Le Cholo a préféré se réfugier derrière les 70 millions d’euros investis par Paris en janvier dernier pour compléter le puzzle assemblé depuis deux ans par Luis Enrique, oubliant que son board a dépensé presque 1 milliard d’Euros ces quatre dernières années pour lui permettre de sortir enfin de l’ombre du Real et du Barça. En vain.

Nicolas Jackson a, par ailleurs, effectué ses premiers pas en Coupe du monde des clubs. Le Sénégalais des Blues s’est distingué avec une passe décisive sur l’ouverture du score de Chelsea, victorieux 2-0 de Los Angeles FC. Débuts satisfaisants pour l’ancien Neymar du Casa Sports. Il n’était en revanche pas le premier sénégalais à s’illustrer dans cette Coupe du monde des clubs. Son compatriote Issa Sy a sifflé le succès scintillant du Bayern contre Auckland City, assisté de Djibril Camara et Nouha Bangoura.

Mercredi ce sera autour du Capitaine Koulibaly de faire son entrée en lice avec Al Hilal contre le grand Real Madrid. En attendant le jeune Saidou Niang de Al Ain fera face à la Juventus jeudi. Sans oublier l’analyste vidéo Abdoulaye Seck, l’œil technique de Wydad dont le premier match est contre Manchester City.

Demba VARORE

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