De la France au Maroc… en voiture : le patriotisme touchant d’un père et de son fils sénégalais
Ils ont parcouru des milliers de kilomètres, défiant la route et le temps, pour faire vibrer leur amour du pays natal. Un père et son fils sénégalais, tous deux résidant à Bordeaux, ont entrepris un périple en voiture de la France jusqu’au Maroc, simplement pour encourager les Lions lors de cette Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Une odyssée qui transcende les frontières, portée par une foi patriotique aussi authentique qu’émouvante.
« On a la chance parce que c’est au Maroc, à côté », confie le père, le regard brillant d’émotion, dans une vidéo qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. « En France, on est à Bordeaux dans le sud. On a la fibre patriotique (pour le) Sénégal. C’est toujours un plaisir d’aller voir son pays. »
Ce discours simple cache une ferveur profonde, contagieuse. Son fils, enthousiaste, évoque avec fierté quelques grands noms de l’équipe de Pape Thiaw, qui font battre le cœur des supporters sénégalais, avant le match contre le Botswana, mardi, première sortie des champions d’Afrique 2021.
Le père ne se défile pas et pronostique déjà : « Je vois un 3-0 pour le Sénégal, inch Allah. » Son fils, en pleine osmose, lui répond : « 3-0, aussi. » Et le terrain leur a donné raison : face aux Zèbres, les Lions ont livré une prestation impressionnante, avec un doublé de Nicolas Jackson et un but de Chérif Ndiaye, confirmant leur détermination et leur talent.
« On espère une finale, inch Allah »
Mais au-delà du score, c’est cette passion inébranlable qui fait toute la force de leur histoire. « On espère une finale, inch Allah », confie le père, avec optimisme, tandis que son fils, tout excité, s’écrie : « Allez Sénégal ! »
De Bordeaux à Tanger, ce voyage improbable devient une véritable déclaration d’amour, un hommage vibrant à la passion patriotique, portée haut par deux Sénégalais qui ont décidé que leur soutien ne connaissait pas de frontières. Une aventure humaine, poignante et originale, qui rappelle que la fierté nationale peut se vivre intensément, au-delà des kilomètres.
Mohamed NDIAYE







