Génération Foot : le retour à Déni, ou la force retrouvée
Le contraste est frappant. Cette saison, Génération Foot a présenté deux visages bien distincts à domicile : un fragile à Thiès, au stade Lat Dior, et un redoutable dans son fief de Stade Déni Biram Ndao.
Contraints à l’exil depuis deux ans, les Grenats ont disputé quatre rencontres à Thiès en début de saison. Un passage compliqué pour les hommes de Boubacar Gadiaga, marqué par deux défaites face au Stade de Mbour et à la Linguère de Saint-Louis (2-0 à chaque fois), un nul vierge contre AS Pikine, et une seule victoire face à Guédiawaye FC, alors en grande difficulté. Un bilan insuffisant pour une équipe habituée à faire de son terrain une forteresse.
Mais depuis le retour au village de Déni, le décor a radicalement changé. Portés par leur environnement naturel, les jeunes Grenats sont redevenus intraitables. En neuf matchs disputés à domicile, ils n’ont concédé qu’un seul but, lors d’un succès 2-1 face à Wally Daan, et ont engrangé 21 points sur 27 possibles.
« Quand on joue à Déni, on a l’avantage d’avoir plus de repos »
Seuls Casa Sports, US Ouakam et US Gorée sont parvenus à repartir avec un point (0-0). Tous les autres adversaires ont plié. Dernière victime en date : le ASC Jaraaf, champion en titre, battu 2-0. Avant lui, Dakar Sacré-Cœur avait sombré (5-0), tandis que Teungueth FC, très solide, s’inclinait 1-0.
Le bilan est sans appel : 6 victoires, 3 nuls, 14 buts inscrits et une seule réalisation encaissée. Des chiffres qui illustrent parfaitement la transformation d’une équipe dès lors qu’elle évolue dans son véritable cocon.
Pour son entraîneur, ce regain de performance n’a rien d’un hasard : « Quand on joue ici, on a l’avantage d’avoir plus de repos. On se restaure sur place. On marche pour aller jouer. Ce sont de précieuses heures de récupération gagnées. À Thiès, c’était presque comme évoluer à l’extérieur », explique Boubacar Gadiaga.
À Déni, Génération Foot est bien chez elle : elle impose sa loi.
D.V.







