« Ils se considèrent comme des otages » : du nouveau dans l’affaire des 18 supporters détenus au Maroc
Quelques jours après la condamnation pour trois, six mois et un an de prison ferme des 18 supporters sénégalais, leur avocat a pris la parole.
Sur sa page Facebook, Maître Patrick Kabou est revenu en détails sur les conditions de détention de ces supporters « enlevés » lors de la finale de la CAN 2025.
« Mes clients considèrent que ce procès n’est pas le leur car n’ayant pas respecté leurs droits »
« Mes clients considèrent que ce procès n’est pas le leur car n’ayant pas respecté leurs droits. Ils soulignent n’avoir compris ce qu’on leur reproche qu’à l’audience du 12 février, suite aux traductions en wolof faites par le Vice Consul du Sénégal. »
Pour Me Kabou, ses clients rappellent que, devant les enquêteurs, ils n’ont jamais bénéficié des services d’un avocat ni d’un interprète dans la langue qu’ils maîtrisent, le Wolof, ni devant le Procureur du Roi.
L’Avocat à la Cour rappelle également ces supporters « détenus illégalement » au Maroc depuis plus d’un mois ont été entendu sans la présence de leur avocat lors de l’audience du 12 février.
« Faire appel de cette décision, c’est cautionner l’absence manifeste de procès équitable »
Lors du 19 février également, les principaux concernés ne pouvaient suivre les échanges entre les parties car essentiellement en arabe et sans traducteur, malgré la presence d’un traducteur assermenté.
Pour eux , selon Me Kabou » faire appel de cette décision, c’est cautionner l’absence manifeste de procès équitable, de respect des droits de la défense et des droits des détenus. »
C’est dans ce sens qu’ils me chargent d’informer l’opinion publique nationale et internationale que la décision rendue par le juge ne peut nullement les concerner », ajoute l’avocat des détenus qui se considèrent comme des otages en attente de leur libération par « leurs ravisseurs ».
Aliou FAYE







