A LA UNE Les Premières et Dernières fois... Ligue 1 WALLY DAAN

Lamine Diop : « Mon premier salaire dans le foot, c’était 80 000 FCFA, j’étais à… »

Son premier coup franc, son premier salaire, la blessure qui l’a fait douter ou encore les propositions venues de l’étranger. Lamine Diop se raconte sans filtre dans « Les premières et dernières fois », une plongée dans les moments qui ont façonné le défenseur.

Le premier coup franc que tu as marqué ?

Mon premier coup franc, c’était quand j’étais à Africa Promo Foot. C’était un match de championnat contre ETICS de Mboro en National 1. On avait gagné 2-0 au stade Maniang Soumaré. J’avais marqué le premier but. C’était un coup franc bien placé dans l’axe, donc j’avais les deux angles. J’ai décidé de le mettre sur ma droite. Le gardien était un peu loin et il n’était pas très grand. J’en ai profité pour enrouler le ballon. Après ça, j’ai marqué d’autres coups francs, même en Ligue 1 avec Wally Daan FC la saison passée.

La première fois que tu as su que tu pouvais devenir un grand défenseur central ?

En petites catégories, je jouais comme excentré. Mais avec ma taille, j’ai reculé au poste de milieu défensif. Lors d’un match de Navétanes à Thiès, j’ai joué dans l’axe parce que notre défenseur central était absent. J’avais fait un bon match et depuis ce jour-là, je joue à ce poste. À Thiès FC, ils m’avaient recruté comme défenseur central et je suis vraiment à l’aise à ce poste.

La première fois que tu as entendu coach Cellé Dieng crier ?

Des fois, il s’énerve quand on ne respecte pas son plan de jeu sur le terrain. Il crie surtout sur les leaders de l’équipe pour qu’ils prennent leurs responsabilités. Mais au-delà du football, il met les joueurs à l’aise et il t’apprend beaucoup de choses sur la vie. Il n’aime pas les joueurs qui ne sont pas sérieux : il aime le travail acharné et la constance. Il a le don de découvrir ce qu’il y a en toi et il te pousse à le montrer. C’est un bon coach, presque comme un père pour moi. Après les matchs, il t’appelle pour parler de ta performance, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Il en discute avec toi et te conseille comme un papa. Il veut le meilleur pour tous ses joueurs.

Lamine Diop, solide défenseur central de Wally Daan FC

Lamine Diop, solide défenseur central de Wally Daan FC

Ton premier salaire dans le football ?

Mon premier salaire, c’était 80 000 francs en Ligue 2. J’étais à Africa Promo. Je l’ai donné à mon père. Il a prié pour moi et m’a conseillé de le partager avec ma mère.

La première fois que tu as marqué un but en championnat professionnel ?

C’était en 2024 avec Thiès FC. On jouait les matchs retour contre Ajel en Ligue 2. On avait gagné 2-0 à Rufisque. C’était un bon match contre une belle équipe d’Ajel. C’était un match important, mais malheureusement on n’avait pas réussi à monter en Ligue 1 à la fin de la saison.

La dernière fois que tu t’es disputé sur un terrain ?

Je ne me dispute pas beaucoup sur le terrain. Mais parfois il y a de petites explications avec tes coéquipiers quand ils font des erreurs. Quand tu es derrière, tu vois tout et tu es obligé de les recadrer. Mais me disputer avec un adversaire, ce n’est jamais arrivé. Je me dis que ce n’est qu’un match. On veut tous le gagner, mais ce n’est pas la peine d’en faire un champ de bataille.

La dernière fois que tu as marqué contre ton camp ?

(Rires). Ce n’est jamais arrivé et j’espère que ça n’arrivera pas.

La dernière fois que tu as reçu une proposition à l’étranger ?

C’était quand j’étais à Thiès FC. C’étaient des propositions rapides, mais toujours au dernier moment du mercato, donc ça n’aboutissait pas. J’avais des propositions en D2 turque et en Espagne. Ils avaient sélectionné quelques joueurs pour jouer un match. Après le match, j’étais déjà en route quand ils m’ont appelé pour me dire que j’avais été choisi. Mais finalement, ça n’a pas abouti. Dieu l’a voulu ainsi et je continue à travailler, inchaAllah.

La dernière blessure qui t’a fait peur ?

C’était en Navétanes. Le gardien de l’équipe adverse a fait une mauvaise sortie et a touché mon genou. Je suis resté un mois sans pouvoir bien le plier. J’ai vraiment eu peur. Je me posais beaucoup de questions : est-ce que je pourrais rejouer un jour ? Est-ce que je pourrais revenir à mon niveau ? Quand tu recommences à courir sur le terrain, tu te poses encore des questions et tu prends moins de risques. Je me demandais si je pouvais continuer à pratiquer ce que j’aime vraiment.

La dernière série ou le dernier film que tu as regardé ?

Je ne regarde pas trop les séries. Dans mon ordinateur, il n’y a que des vidéos de défenseurs, des matchs, des exercices tactiques et tout ça. Pas de films.

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Par Ndèye Camara

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