Lassana Coulibaly : « face au Sénégal, tout se jouera sur le mental »
À la veille du choc face au Sénégal, Lassana Coulibaly s’est présenté ce jeudi en conférence de pressed’avant match contre le Sénégal demain pour une place de demi-finales.
Le milieu malien sait que son équipe s’apprête à disputer un match à très haute intensité, mais refuse toute forme de complexe face à l’un des cadors du continent.
« Le match de demain sera très difficile pour les deux équipes », a d’abord prévenu Coulibaly. « Il y a de bons joueurs de chaque côté. Le Sénégal est l’une des meilleures équipes d’Afrique. » Une reconnaissance du statut de l’adversaire, sans pour autant entamer la confiance du groupe malien, qui avance avec sérénité depuis le début de la compétition.
Fort de son expérience, le joueur du Mali insiste sur la dynamique positive de son équipe. « Depuis le début de la CAN, on est confiants. On réalise de bonnes choses, on est une très bonne équipe et sur 90 minutes, tout est possible. » Un message clair : le Mali croit en ses chances, quelles que soient les circonstances.
Coulibaly s’appuie également sur le vécu récent des Aigles pour nourrir cette conviction. « On l’a montré contre la Tunisie. Jouer à dix contre onze n’était pas facile, mais on a su faire preuve de mental pour se qualifier. » Une référence assumée à un match fondateur, qui a renforcé la solidité mentale du groupe. Face au Sénégal, l’exigence sera la même : « Il faudra se battre, ne rien lâcher. Il n’y a pas de favori. Le match se jouera sur le mental et sur le plan physique. »
Au-delà de l’enjeu immédiat, Lassana Coulibaly rappelle que cette rencontre s’inscrit dans un projet plus large. « C’est très important pour nous d’être là. On est venus pour une cause. On sait qu’il faut passer par ce genre de matches pour aller loin. » Pour lui, ce type d’affrontement forge les carrières et soude un collectif : « On sait pourquoi on est ici et on ira jusqu’au bout. »
Le milieu malien a également évoqué la vie du groupe et l’état d’esprit qui règne au sein de la sélection. « Les joueurs sont conscients de l’enjeu. En tant qu’anciens, on est là pour encadrer les plus jeunes. Que l’on joue ou pas, chacun est concentré et prêt à donner le meilleur de lui-même. »
Enfin, Coulibaly a relayé le message fort de l’encadrement, notamment celui de Seydou Keita, figure emblématique du football malien. « Il n’y a pas de pression inutile. On est là pour gagner la coupe, et pour la gagner, il faut passer par ce genre de matches. » Un discours fédérateur, qui renforce la détermination du groupe à l’approche d’un duel annoncé comme tendu et indécis.
Khadim DIAKHATÉ, envoyé spécial à Tanger







