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Massamba Cissé, coach AS Pikine : « Nous devons relever notre niveau de jeu pour gagner »

Avec un début feutré sanctionné par un nul et une défaite, l’AS Pikine doit relever son niveau de jeu, selon Massamba Cissé. L’entraîneur pikinois prévoit d’apporter des ajustements dans l’équipe tout en appelant les supporters à faire preuve de patience et de compréhension, afin d’atteindre collectivement leurs objectifs.

Entretien

AS Pikine a concédé sa première défaite (0-1) face à AJEL de Rufisque. Comment l’appréhendez-vous ?

C’est une défaite amère. Mais, nous jouons un championnat. Ce n’est pas la fin du monde. Tout n’est pas mauvais. On va continuer à travailler. Nous allons tirer les enseignements du match pour voir pourquoi nous avons perdu. En tout cas, je profite de l’occasion pour féliciter AJEL de Rufisque. Elle a fait ce qu’il fallait, c’est-à-dire gagner. Mais on essaiera de se rectifier lors de la prochaine journée chez nous (contre Wally Daan). Nous n’en sommes qu’au début de la saison. On perd un match. Ce n’est pas la fin du monde. On ne va pas tout chambouler. Il faut être lucide et analyser ce qui s’est passé et essayer de continuer. Le championnat est loin d’être terminé. Ce n’est pas une défaite qui va nous faire perdre le championnat. Il n’y a pas de souci, on va continuer à travailler.

Nous avons noté une équipe de l’AS Pikine désarticulée et sans occasion franche. Est-ce à dire que les joueurs n’ont pas respecté vos consignes ?

Je pense que les joueurs ont essayé de respecter mes consignes. Aussi, il faut reconnaître qu’il y a une transition au niveau du coaching. Il y avait un entraîneur (Lamine Diagne), et je suis venu apporter du nouveau. On a essayé malgré des failles sur lesquelles je ne suis pas d’accord avec eux. Nous avons rectifié, mais sur le plan qualitatif, on n’a pas été nul. On ne nous a pas humilié. Certes, AJEL de Rufisque a eu son temps fort. Mais en seconde période, on a maîtrisé le jeu au niveau de sa zone. Donc, il y a eu des points positifs comme négatifs. Nous devons relever notre niveau de jeu pour gagner nos matchs à domicile.

La cohésion du groupe est au beau fixe. Nous continuerons de discuter avec les joueurs, mais aussi les mettre devant les faits. Parce qu’ils doivent rehausser leur niveau de jeu. Car, sur le plan engagement, je vois que l’équipe d’AJEL de Rufisque en voulait plus que nous. Ils ont gagné pratiquement les duels.

Donc, l’animation offensive et l’engagement sont des chantiers à explorer ?

Le chantier est là, je suis entièrement d’accord, on va travailler là-dessus. Il ne faut pas être trop exigeant et pressé. Nous venons de démarrer aussi, on a essayé quelque chose. Cela n’a pas marché, on ne va pas remettre en cause tout ce qu’on a fait. Maintenant, il va falloir travailler et trouver la bonne formule. Nous comptons remobiliser et motiver encore de plus les attaquants. Aussi, dans l’animation offensive, on a un tout petit peu péché. Parce qu’on n’a pas eu beaucoup d’occasions ni une occasion nette. Là, il y a du chantier.

Après un nul et une défaite, la pression des supporters se fait sentir de plus en plus. Comment la vivez-vous ?

Tout joueur ou entraîneur qui veut évoluer à Pikine acceptera de vivre avec la pression. On vit avec. Je suis Pikinois comme les supporters. Ils sont en train de faire leur boulot. J’ai l’habitude de dire qu’ils sont notre sponsor leader. Mais il reste à identifier les supporters pour connaître les vrais. Aussi, il y a des supporters constitués par des bandes d’amis et qui exercent une certaine pression. Mais tout cela, on l’accepte parce qu’on est sur le devant de la scène. Donc, il faudra encaisser, mais cela ne change rien par rapport à notre objectif. Le plus important, c’est d’attendre le milieu de la saison pour voir.

Par Cheikh Demba NDIAYE

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