Minifootball africain – Mouhammad Karamoko Baldé : «Faciliter la mise en place de sélections nationales»
Mouhammad Karamoko Baldé, a été élu, samedi 28 février 2026, membre du Comité exécutif de la Confédération africaine du Minifootball (AMC), à l’issue de l’Assemblée générale tenue en Guinée. Pour ce mandat de 5 ans, le président de l’Association pour la Promotion du Minifootball au Sénégal (APMFS) décline ses ambitions.
Entretien
Que ressentez-vous après votre nomination au sein du Comité exécutif du Minifootball africain ?
Je ressens une grande fierté et un profond sens des responsabilités. Cette nomination est le fruit d’un travail collectif mené depuis plusieurs années par l’Association pour la Promotion du Minifootball Sénégal, soutenu par des partenaires techniques et financiers engagés. Elle traduit la reconnaissance du sérieux et de la structuration que nous avons instaurés pour le développement durable de la discipline au Sénégal et en Afrique.
Qu’est-ce que cette élection signifie pour vous et pour le Sénégal ?
Pour moi, c’est un honneur et un engagement à servir la discipline. Pour le Sénégal, cette élection renforce sa visibilité continentale et met en lumière le travail accompli par l’Association pour la Promotion du Minifootball Sénégal. Elle valorise également la reconnaissance nationale de la discipline et confirme la montée en puissance du Minifootball comme sport structurant pour la jeunesse.
Quels sont vos objectifs pour votre mandat en tant que membre du Comité exécutif ?
Au niveau continental, mon objectif est de contribuer à la structuration durable du Minifootball africain, à la professionnalisation des compétitions, à la mobilisation de partenaires financiers et à la digitalisation de l’écosystème pour renforcer sa visibilité et son attractivité.
Au Sénégal, je souhaite soutenir la structuration nationale, promouvoir la discipline auprès des jeunes, faciliter la mise en place de sélections nationales et démocratiser le Minifootball sur tout le territoire.
Comment pensez-vous contribuer au développement du Minifootball en Afrique et au Sénégal ?
Au niveau africain, nous allons encourager la collaboration entre les fédérations nationales, le partage des bonnes pratiques et le développement de programmes de formation et de financement pour structurer la discipline de manière durable. L’instance internationale, World Minifootball, et la Confédération africaine de Minifootball encadrent la discipline respectivement au niveau mondial et continental. La Confédération africaine de Minifootball (AMC), en tant que membre actif de ces instances, permet au continent africain de bénéficier d’une structuration forte et reconnue.
Au Sénégal, l’expérience acquise servira de modèle pour organiser des compétitions locales, sensibiliser les jeunes et renforcer la pratique dans les universités et écoles grâce à des partenariats avec la Fédération nationale du Sport universitaire du Sénégal et la Fédération scolaire.
Quels sont les principaux défis que le Minifootball africain doit relever selon vous ?
Au niveau continental, le Minifootball doit relever plusieurs défis : la reconnaissance institutionnelle, la structuration des compétitions, le financement, la visibilité médiatique et l’accès aux infrastructures.
Un enjeu important est la connaissance de la discipline : le grand public et les jeunes doivent comprendre les règles, l’organisation et les opportunités offertes par le Minifootball.
L’AMC a réalisé un travail remarquable, rassemblant aujourd’hui 46 pays membres en 10 ans. Par ailleurs, elle est désormais membre de l’African Association of Sports Confederations : Union des Confédérations Sportives Africaines (AASC/UCSA). Ce qui constitue une avance significative pour la reconnaissance institutionnelle et le rayonnement du Minifootball africain.
Comment allez-vous travailler pour promouvoir le développement des compétitions et des infrastructures de Minifootball en Afrique ?
Nous encouragerons l’organisation de compétitions régulières, structurées et attractives. Nous accompagnerons les pays dans la mise à niveau progressive de leurs infrastructures et mobiliserons les partenaires financiers pour garantir la durabilité de ces projets.
La participation à des compétitions continentales comme la Ligue des champions africaine, la Coupe d’Afrique féminine et les tournois régionaux renforcera la visibilité et la crédibilité de la discipline.
Sur quoi pensez-vous contribuer à améliorer la gouvernance et la structuration des fédérations de Minifootball en Afrique ?
Nous voulons promouvoir des standards de gouvernance modernes : transparence, planification stratégique, formation des dirigeants et digitalisation des processus. L’inclusion des acteurs locaux et la professionnalisation des structures sont également des leviers essentiels pour crédibiliser durablement la discipline.
Comment allez-vous promouvoir le Minifootball au Sénégal et encourager les jeunes à pratiquer ce sport ?
Le Minifootball est un outil social, inclusif et de proximité, offrant un cadre structurant et accessible pour toutes les catégories d’âge concernant les garçons et filles. Il contribue à la cohésion sociale et à l’épanouissement des jeunes, tout en servant de vivier pour le football classique. En tant que membre du Comité exécutif de l’AMC, je veillerai à décliner les orientations continentales au niveau national. Nous intégrerons le Minifootball dans les universités en partenariat avec la Fédération sénégalaise du Sport universitaire du Sénégal et dans le système scolaire avec la Fédération sénégalaise du Sport scolaire, afin de structurer la pratique et renforcer la connaissance de la discipline chez les jeunes. Parallèlement, nous accompagnerons la montée en puissance des clubs et sélections pour participer aux compétitions africaines majeures, et la digitalisation et la communication de proximité seront des leviers prioritaires pour renforcer la visibilité et l’impact social du Minifootball.
Quels sont les projets que vous avez pour le Sénégal dans le cadre de votre mandat ?
Pour le Sénégal, nous avons mis en place un plan stratégique national sur 5 ans visant à démocratiser le Minifootball sur l’ensemble du territoire et à structurer durablement la discipline. Les axes principaux sont :
Démocratisation de la pratique : rendre le Minifootball accessible dans toutes les régions, urbaines et rurales, et pour toutes les catégories d’âge et de genre,
Mise en place des sélections nationales : identifier et former les meilleurs talents pour constituer des équipes capables de représenter le Sénégal lors des compétitions africaines et internationales,
Formation et encadrement : développer les compétences des animateurs et encadreurs pour garantir une pratique sécurisée et de qualité,
Digitalisation et communication : promouvoir la discipline, organiser les compétitions et sensibiliser la jeunesse aux règles et opportunités qu’offre le Minifootball,
Partenariats et financement : mobiliser les partenaires techniques et financiers pour soutenir le développement et assurer la pérennité de la discipline,
Reconnaissance institutionnelle : poursuivre le dialogue avec le Ministère de la Jeunesse et des Sports du Sénégal afin d’intégrer pleinement le Minifootball dans la politique sportive nationale et maximiser son impact social et éducatif,
L’objectif est de faire du Minifootball un sport accessible, inclusif et structurant, qui permette aux jeunes sénégalais de s’épanouir, développer leur talent et contribuer à la cohésion sociale, tout en renforçant la visibilité et la compétitivité du Sénégal sur la scène africaine,
Quel message voulez-vous transmettre aux acteurs du Minifootball africain et aux supporters du Sénégal ?
Je lance un appel à l’unité, à l’engagement et à la mobilisation collective. Les progrès de l’AMC, qui regroupe aujourd’hui 46 pays membres en 10 ans et qui est désormais membre de Union des Confédérations Sportives Africaines (l’AASC/UCSA), démontrent le potentiel immense du Minifootball africain.
Pour le Sénégal, cette discipline est une formidable opportunité sociale et sportive, capable de développer les jeunes, d’accompagner le football classique et de promouvoir l’inclusion. Avec le soutien des autorités, des partenaires et des acteurs locaux, nous pouvons faire du Minifootball un vecteur de cohésion, de formation et de rayonnement pour notre jeunesse et notre pays.
Par Cheikh Demba NDIAYE







