Mondial 2026 : Ce qu’il faut savoir de la Belgique, prochain adversaire des Lions
Après avoir validé son billet pour les seizièmes de finale, le Sénégal défie ce mercredi la Belgique pour une place en 8e de finale. Les Diables Rouges de Rudi Garcia, premiers de leur groupe avec 5 points, présentent un profil contrasté. Tour d’horizon du prochain adversaire des Lions.
Les Diables Rouges disputent leur 16e phase finale de Coupe du monde (de 1930 à 2026). En cumulé, la Belgique a joué 51 matchs dans l’histoire du tournoi, pour 25 victoires, 12 nuls et 14 défaites. Son meilleur parcours reste sa troisième place obtenue en 2018 en Russie, après un succès contre l’Angleterre lors du match pour la troisième place.
La fameuse génération dorée belge, incarnée par Thibaut Courtois, Eden Hazard, Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku, arrive cependant à la fin d’un cycle. Hazard a pris sa retraite internationale, tandis que seuls Courtois et De Bruyne conservent aujourd’hui un rôle de titulaires indiscutables.
Résultats en phase de groupes
15 juin : Belgique 1-1 Egypte (Seattle)
21 juin : Belgique 0-0 Iran (Los Angeles)
27 juin : Nouvelle Zélande 1-5 Belgique (Vancouver)
Les buteurs belges dans ce Mondial
Comme le Sénégal, la Belgique n’a inscrit qu’un seul but en première période durant la phase de groupes : l’ouverture du score de Leandro Trossard face à la Nouvelle-Zélande. Les buteurs belges sont Leandro Trossard, Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku,Alexis Saelemaekers. Il faut y ajouter le CSC de Mohamed Hany qui leur permet d’égaliser contre l’Egypte
La Belgique version Rudi Garcia : un système flexible
Sous Rudi Garcia, la Belgique démarre principalement en 4-2-3-1, avec des séquences en 4-3-3 ou en 3-2-5 lors des phases de construction offensive. De Bruyne occupe un rôle central dans l’animation du jeu, dictant le tempo grâce à sa vision et à sa qualité de passe. À 34 ans, De Bruyne demeure le principal moteur créatif des Diables Rouges. Sa lecture du jeu et sa capacité à casser les lignes restent parmi les meilleures du tournoi. Sur les côtés, Jeremy Doku représente l’arme la plus explosive en un contre un et figure parmi les ailiers les plus redoutés de cette Coupe du monde. Trossard est le plus clinique parmi les joueurs offensifs.
Redoutable sur coups de pied arrêtés
La Belgique est particulièrement dangereuse sur phases arrêtées. Son premier but contre la Nouvelle-Zélande est d’ailleurs né d’un corner mal négocié par la défense néo-zélandaise. Avec De Bruyne à la baguette et des gabarits imposants comme Brandon Mechele ou Lukaku dans la surface, chaque coup de pied arrêté constitue une menace.
Longtemps titulaire indiscutable, Lukaku débute désormais souvent sur le banc. Son impact reste toutefois majeur. Face à l’Égypte, son entrée a changé le cours du match : sur l’action suivant son apparition, il provoque le but contre son camp égalisateur. Contre la Nouvelle-Zélande, entré à la 85e minute, il inscrit le quatrième but une minute après avant de voir Saelemaekers sceller le score 5-1.
Une défense centrale encore en transition
L’époque de Vincent Kompany et Jan Vertonghen appartient désormais au passé. Leurs successeurs n’ont pas encore été véritablement testés face aux meilleures attaques mondiales dans un contexte à élimination directe.
L’association centrale entre Mechele, Ngoy ou Arthur Theate, des joueurs talentueux mais encore inexpérimentés à ce niveau, peut être mise en difficulté, notamment sur les transitions rapides. Dès la première journée, chaque contre égyptien a mis en lumière certaines fragilités défensives belges.
Autre faiblesse notable : un manque récurrent d’efficacité face aux blocs bas. Après le nul contre l’Iran, Rudi Garcia reconnaissait lui-même ce problème : « On a manqué d’efficacité. On a eu beaucoup de possession, beaucoup de centres et de tirs, mais sans suffisamment mettre le gardien en danger. » La Belgique n’a pas trouvé la faille contre l’Iran malgré 21 frappes, dont 7 cadrées.
Historique face aux sélections africaines
La Belgique n’a encore jamais affronté le Sénégal, ni en match amical ni en Coupe du monde. Le duel de mercredi sera donc une première historique. En revanche, les Belges ont déjà croisé plusieurs sélections africaines en Coupe du monde :
Égypte (2026) : nul 1-1
Maroc (2022) : défaite 0-2
Maroc (1994) : victoire 1-0
Cameroun (2002) : nul 1-1
Tunisie (1970) : victoire 3-0
Une manita infligée à la Tunisie 5-0 en amical
Juste avant de s’envoler pour le Mondial 2026, la Belgique a disputé son dernier match de préparation face à la Tunisie, le 6 juin 2026 au stade Roi Baudouin de Bruxelles. Les Diables Rouges se sont largement imposés 5-0, envoyant un message fort à leurs futurs adversaires. Dominatrice dans le jeu, l’équipe de Rudi Garcia a fait la différence grâce à Leandro Trossard (28e), Charles De Ketelaere (53e), Kevin De Bruyne (65e), Dodi Lukebakio (85e) et Nicolas Raskin (87e). Très remuant sur son aile, Jeremy Doku a particulièrement brillé, multipliant les différences et pesant constamment sur la défense tunisienne. Réduite à dix après l’expulsion d’Ismaël Gharbi, la Tunisie n’a jamais réellement pu rivaliser. Les 4 buts inscrits après la pause confirme la tendance de ce début de Mondial 2026 pour les Belges. Ils marquent pratiquement tous leurs buts en seconde période.
Les compositions utilisées par Garcia
Contre l’Égypte (4-2-3-1)
Courtois — Meunier, Ngoy, Mechele, Castagne — Onana, Tielemans — De Bruyne, Trossard, Doku — De Ketelaere
Contre l’Iran (4-2-3-1)
Courtois — Meunier, Mechele, Ngoy, De Cuyper — Tielemans, Raskin — Saelemaekers, De Bruyne, Trossard — Lukaku
Contre la Nouvelle-Zélande (4-2-3-1)
Courtois — Castagne, Theate, Mechele, De Cuyper — Tielemans, Vanaken — Trossard, De Bruyne, Doku — De Ketelaere
Toujours capable d’accélérations fulgurantes, la Belgique n’en reste pas moins prenable. Sa défense en reconstruction et son manque d’efficacité offensive pourraient offrir des opportunités aux Lions, à condition que les hommes de Pape Thiaw sachent exploiter les espaces et se montrer cliniques dans les moments clés. Avant tout il faudra retrouver une condition physique meilleure que lors de la phase de groupes.
Y.D.






