Mouhamed Diop (Ajel) : «Battre le record d’Ibrahima Niane»
L’attaquant de l’AJEL de Rufisque, Mouhamed Diop, est en pleine forme. Avec 8 buts à son compteur, il est l’actuel meilleurs buteurs du championnat. Dans cet entretien, le natif de Thiès nous parle de son intégration à son club d’accueil, de sa préparation pour la saison et de ses ambitions en championnat, notamment celle de devenir le meilleur buteur de la Ligue 1 et de battre le record d’Ibrahima Niane.
Entretien
Actuel vous êtes actuel meilleur buteur de la Ligue 1 avec 8 buts. Comment vivez-vous votre prestation et votre intégration à AJEL de Rufisque ?
D’abord, je rends grâce à Dieu. Mon intégration à l’AJEL de Rufisque a été facile. Le club est comme une seconde famille pour nous. En telle enseigne que j’y ai duré. J’ai été reçu à bras ouverts. Les gens m’aiment. C’est pourquoi j’ai fait ces performances, avec le soutien de mes partenaires. Franchement, je me sens à l’aise à l’AJEL de Rufisque. Il y a une vraie union entre les dirigeants, le staff technique et les joueurs. Ils savent ce que je veux et ils sont en train de m’aider à performer. Toute cette performance est le résultat d’un travail acharné. Je suis vraiment ravi et je ferai tout mon possible pour continuer à donner satisfaction.
La saison dernière, vous étiez à Wally Daan. Le grand public vous a connu à AJEL de Rufisque où vous avez réussi à faire ces belles prouesses. Quel est le secret qui vous a permis de réussir à ce niveau ?
Cela a été un rêve. Je suis attaquant et j’aime marquer des buts. Quand j’étais à Wally Daan, je n’avais pas l’opportunité de jouer beaucoup de matchs. Il y avait Moussa Diallo qui est attaquant (le meilleur buteur du club avec 7 buts). Il jouait pratiquement tous les matchs. Je m’entraînais, mais pour intégrer l’équipe type, c’était un problème. Mais, comme je dis souvent, tout s’acquiert par le travail. Un jour, on m’a donné ma chance et je l’ai saisie. Et je suis resté sur ce même tempo. Par la suite, l’AJEL de Rufisque m’a contacté et le transfert a été effectué.
Comment avez-vous préparé la saison et quel a été votre objectif en début de championnat ?
La préparation de la saison à l’AJEL de Rufisque n’a pas été tendre. J’ai vécu une préparation infernale, pour la première fois. Pratiquement, je n’ai pas beaucoup fait de travail hivernal. Ce que j’ai vécu à AJEL a été difficile. On ne pouvait imaginer. Mais, nous avons serré les dents pour ne pas lâcher. Je pense, c’est grâce à ça, que les performances proviennent de ce rude travail.
Quelle a été la part de vos partenaires dans cette réussite ? Comment avez-vous travaillé avec eux pour arriver à ce stade ?
Comme je l’ai dit tantôt, AJEL de Rufisque est une famille. J’ai été intégré facilement. Les joueurs sont des travailleurs aussi. Nous avons un bon collectif. En nous voyant aux entraînements, d’aucuns pensent que nous nous connaissions depuis des années. Et pourtant, on s’est connus cette année. On ne peut pas imaginer l’engouement qui règne au sein de l’équipe. Nous vivons dans l’harmonie. Ceux qui sont sur le banc vous souhaitent une réussite. C’est comme si on a les mêmes pères et mêmes mères. Chacun connaît ce que veut l’autre. Nous sommes dans ça. Des fois, lorsque je ne marque pas lors des séances d’entraînement, je me fâche. Les coéquipiers l’ont même compris. Ils me le reprochent souvent. Ce qui fait qu’un partenaire a la possibilité de marquer, mais il me cherche. Le coach intervient souvent pour leur demander de marquer le but, au lieu de me chercher. En regardant tout cela, on s’aperçoit que nous sommes une famille et nous vivons dans la paix. On continue le travail, même si nous n’avons pas encore atteint nos objectifs.
À vous entendre, la concurrence est saine au niveau de l’équipe ?
Effectivement, la concurrence est saine, mais elle est rude aussi. Il n’y a que de grands attaquants et qui étaient titulaires dans leur club d’origine. Le meilleur buteur de la Ligue 2 l’an dernier, Mapathé Mbodj (15 buts), Boubacar Bousso, Ousmane Fall, etc. C’est vrai que nous partageons le même poste. Je joue, mais on a l’impression que nous jouons tous. Quand j’entre dans le terrain, ils prient pour moi. Ils me donnent des conseils et des ficelles pour marquer. Quand on est en regroupement, ils m’encouragent à marquer. Ce n’est pas facile de voir ça dans une équipe. Il y a une véritable empathie entre nous. Ils m’aident à progresser aussi.
Actuellement, vous êtes à 8 buts, à l’issue de la 17e journée. Êtes-vous prêt à améliorer votre compteur pour dépasser la barre des 12 et 13 buts obtenus par les précédents meilleurs buteurs du championnat ?
Le rêve d’un attaquant, c’est de marquer beaucoup de buts. Mon rêve est de devenir meilleur buteur de la Ligue 1 et battre le record. Remporter le championnat fait partie de mes ambitions. On va continuer à bosser et laisser tout cela entre les mains du Bon Dieu. Mais, je suis en train de travailler pour essayer de battre le record. Je veux marquer beaucoup de buts. Je ne peux donner de chiffre.
Est-ce que battre le record est chose aisée. D’autant plus qu’il est détenu par l’ex-pensionnaire de Génération Foot Ibrahima Niane avec 19 buts depuis la saison 2016-2017 ?
Ce n’est pas facile, certes. Mais, l’équipe de Génération Foot des années d’Ibrahima Niane est différente de celle des précédentes saisons. En cette période, il avait la possibilité de marquer ces buts parce que Génération Foot avait une très grande équipe. Ensuite, il avait cette envie et le rêve de battre le record (de Pape Ibnou Ba de la Linguère avec 17 buts en 2015-2016). Moi aussi, j’ai ce même espoir de battre le record d’Ibrahima Niane.
AJEL de Rufisque vise le titre. De même que Teungueth FC, US Gorée et Casa Sports, etc. Comment appréhendez-vous cette course au titre entre ces différents clubs qui ont occupé la 1ère place, excepté TFC, en un moment donné ?
C’est vrai que chacune de ces formations a en ligne de mire le titre. De notre côté, nous avons aussi faim de remporter le championnat. Les équipes se départagent à partir du travail. À AJEL, on travaille d’arrache-pied. Nous gérons les matchs les uns après les autres. On ne joue pas le maintien. Cette saison, on joue les premiers rôles. D’ailleurs, avec l’aide du Seigneur, nous sommes sur la bonne voie. C’est le même regain de chanson que nous disent les dirigeants du club. Il ne nous reste que le championnat puisqu’on a été éliminés en Coupe du Sénégal (0-2) par Génération Foot en seizièmes de finale. Nous comptons aller jusqu’au bout.
Il y avait des rumeurs de transfert vous concernant pour la Turquie. Qu’en-était-il réellement ?
Je pense que c’était des rumeurs. Je n’en savais absolument rien de ce transfert. Jusqu’au moment où on parle. Du coup, avant de terminer, je lance un message à nos supporters. Qu’ils viennent massivement lors des matchs pour nous pousser davantage. Car, cette année, on vise le titre. Et les gens pourront s’attendre à une autre équipe d’AJEL différente de celle des précédentes saisons, Inch’Allah.

Mouhamed Diop, une des meilleures recrues de la semaine
Par Cheikh Demba NDIAYE







