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Phases nationales 2026 : La ministre Mame Coumba Diop fait de la culture le «prolongement naturel du sport»

Le ministère de la Culture et l’ONCAV ont lancé officiellement les Phases nationales Culturelles 2026, vendredi 21 août, à Médina Sabakh. D’après le ministère, l’objectif visé est de faire de chaque scène un lieu de transmission et de professionnalisation. Car, «Le volet culturel n’est pas l’ornement du volet sportif, il en est le prolongement naturel».
Trois jours après la signature d’une convention de partenariat entre le ministère de la Culture et l’ONCAV, mardi 18 août au Musée des Civilisations Noires, les Phases nationales culturelles 2026 du mouvement Navétanes ont été officiellement lancées, vendredi, à Médina Sabakh : terre de cultures.
«Entre la signature et la scène, il ne se sera écoulé que trois jours. À mes yeux, cet accord n’est pas un texte de plus. C’est un engagement qui se joue déjà ici et devant vous », a déclaré la ministre Mme Mame Coumba Diop.
D’après elle, pour l’État, cet accord s’inscrit directement dans l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050. «Il n’y a pas de développement durable sans une jeunesse consciente de son identité et actrice de sa propre histoire. Je reste convaincue que toute souveraineté, qu’elle soit économique, sociale et intellectuelle, commence d’abord par la souveraineté culturelle», a-t-elle souligné.
«Les trois axes prioritaires pour la culture»
«Depuis des décennies, les ASC réussissent ce que peu d’institutions parviennent à faire : occuper l’hivernage, mobiliser les quartiers, canaliser les énergies. Si les ASC rassemblent par le sport, c’est par la culture qu’ils forgent la citoyenneté, l’éthique et l’engagement patriotique», a ajouté Mme Diop.
Selon elle, son département se fixe 3 axes :
-Valoriser les patrimoines et terroirs : encadrer les talents pour «transformer leur passion en opportunité économique réelle et pérenne».
– La transmission : «que chaque scène devienne un lieu où nos langues, nos contes et nos savoir-faire se transmettent d’une génération à une autre».
-La professionnalisation : renforcer les capacités en régie, son, lumière, gestion de projets. « Car un talent sans technique demeure un talent amateur».
Pour éviter l’effet d’aubaine, elle signale qu’un comité conjoint de suivi ONCAV – Ministère sera installé dans les prochaines semaines. «Sa mission sera simple et exigeante : accompagner les lauréats après la fête. Le plus mauvais service que nous pourrions rendre à ces jeunes serait de les applaudir ce soir et de les oublier lundi. Mon département veillera à ce que les meilleures productions issues de ces phases trouvent des scènes, des résidences et des publics bien au-delà de Médina Sabakh», a promis la ministre qui avait à ses côtés le Maire de Médina Sabakh, Ibrahima Niang, le président de l’ONCAV Amadou Kane et toutes les autorités locales et administratives de la localité.
«Offrir à chaque région une tribune équitable…»
La ministre fixe aussi l’ambition républicaine du projet. «Faire de la scène un espace éveillé, de responsabilité républicaine et de transmission de nos valeurs endogènes face aux défis du monde contemporain. Offrir à chaque région, à chaque département et à chaque commune une tribune équitable pour célébrer la richesse de ses expressions artistiques et nourrir l’unité nationale».
S’adressant directement aux jeunes, elle conclut : «Sur scène, vous ne défendez pas seulement une ASC, vous portez le nom d’un quartier, la fierté d’une famille, l’audace et l’énergie créatrice d’un Sénégal souverain résolument tourné vers l’avenir. Je ne vous demande qu’une chose : que la compétition n’efface jamais la fraternité. On monte sur scène pour gagner, on en descend pour se reconnaître».
Elle renchérit que le «volet culturel des Phases nationales n’est pas l’ornement du volet sportif. Il en est le prolongement naturel et bien souvent la part la plus durable».
Cheikh Demba NDIAYE, envoyé spécial à Kaolack

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