Phases nationales 2026 – Seyni Fall, coach Super Etoile : « le trophée doit rester à Kaolack »
Vainqueur de Melax (1-1, TAB 4-1), Super Étoile est en finale des Phases nationales pour la première fois de son histoire. Son coach Seyni Fall revient sur la pression, le but encaissé d’entrée en seconde période et la préparation mentale de ses gosses.
Super Étoile est en finale. Et Seyni Fall savoure. Après la victoire contre Melax, le coach des Étoilés a livré les secrets de cette qualification historique. « D’abord, rendre grâce à Dieu qui nous a donné cette victoire. Au début, c’était difficile pour nous. Tout le monde parlait de Super Étoile et la pression montait d’un cran. Les supporters grondaient aussi », confie le technicien.
Malgré tout cela, il relève qu’il n’y a pas de panique au niveau du staff. « Nous les techniciens, étions zen parce que nous sommes des travailleurs. Et nous savons où aller. Malgré les difficultés, si les gosses respectent nos consignes, on peut aller en finale. Ils l’ont réussi face à Melax ».
D’après lui, l’objectif est désormais clair : gagner le trophée. « Super Étoile n’a jamais été qualifiée en finale des Phases nationales. Elle a pris tous les trophées majeurs à Kaolack. Mais, il nous manque le trophée des Phases nationales. Maintenant, nous sommes en finale et nous ferons tout notre possible pour le gagner, Inch’Allah », promet le technicien surnommé Naar.
Le déclic après le but encaissé
Menés très tôt en seconde période, les joueurs de Super Étoile étaient pourtant prévenus, selon le technicien, à la pause. « Il n’y avait pas la concentration chez les joueurs. On avait un penalty mais l’arbitre ne l’a pas sifflé. À la pause, ils étaient en colère. Lors du briefing, on leur a demandé d’être calmes. C’est pourquoi ils ont encaissé le but très tôt. On les a appelés pour les motiver en leur disant que Melax ne méritait pas de gagner ce match. Parce qu’ils ne l’ont pas dominé. Par la suite, ils ont élevé le rythme pour égaliser », avance-t-il.
Pour Seyni Fall, jouer un derby en demi-finale était même un avantage. « Sur le plan tactique, si on joue avec une équipe que tu connais, cela va être facile. Jouer contre Melax est plus facile que de jouer avec une équipe méconnue. On se connaît, les techniciens se connaissent. C’est pourquoi c’est facile pour nous », ajoute le technicien kaolakois. Et de poursuivre : « On savait que si on allait aux tirs au but, on allait les battre parce que nos gosses étaient préparés à cela. Depuis les seizièmes de finale, on a gagné tous nos matchs aux tirs au but ».
«Le trophée doit rester à Kaolack»
En finale, Super Étoile défiera Ocass de Diourbel. Et le coach n’a «peur» de personne. « Wally Daan était le tenant du titre et nous l’avons battu (0-0, TAB 5-4) en seizièmes. Union Alboury Real, on était dans la même poule et on l’a battu. Deggo Bokk Jom de Kaffrine, nous l’avons gagné. Donc, nous n’avons pas le droit d’avoir peur. Ce qui reste pour nous est de bien préparer la finale et gagner le trophée qui doit rester à Kaolack. Nous aurons l’apport du public et tout Kaolack viendra nous pousser », souligne-t-il.
Avant de conclure, il déclare que l’équipe a une pensée pour le président Ibou Bambara qui mérite de soulever le trophée, au soir du 23 août au stade Lamine Guèye. « Nous voulons gagner le trophée et l’offrir au président Ibou Bambara car il le mérite. On sait qu’une finale ne se joue pas, ça se gagne. Pourtant, on n’avait pas dominé lors de nos précédentes rencontres et pourtant on a gagné ».
Cheikh Demba NDIAYE, envoyé spécial à Kaolack







