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Pierre Antoine Dorival : « Moussa Niakhaté, c’est le grand frère que tout le monde aimerait avoir »

Signé par Lyon en novembre dernier, Pierre Antoine Dorival s’aguerrit dans l’équipe réserve des Gones. Dans cet entretien accordé à Dsports, le milieu défensif sénégalais de 19 ans revient sur son intégration en Rhône-Alpes et l’élimination prématurée de la sélection U20 du Sénégal lors de la dernière CAN. L’ancien de DSC a également évoqué son avenir.

 

Depuis votre arrivée à Lyon en provenance de Dakar Sacré Cœur l’automne dernier, vous évoluez avec la réserve. Comment s’est passé votre saison dans l’équipe B ?

Bon ! Ça s’est bien passé je pense. Au début, j’avais juste un petit problème d’intégration et surtout d’adaptation par rapport au climat et autres mais au fur et à mesure que l’on avançait, j’ai commencé à bien figurer et progresser sur tous les plans. L’équipe réserve permet d’avoir du temps de jeu, de pouvoir s’adapter normalement, avoir plus de compétition dans les jambes pour être prêt à débuter avec les À. Ou partir en prêt.

 

Justement à 19 ans et quelques mois, envisagez-vous avec votre entourage de négocier un prêt pour avoir plus de temps de jeu ?

J’espère bien intégrer l’équipe première régulièrement cette saison. Je travaille beaucoup pour y arriver. Je suis conscient que ce ne sera pas facile. Lyon est un grand club avec beaucoup de concurrence à chaque poste mais je travaille dur pour grignoter du temps de jeu. Si je n’y arrive pas, oui je peux négocier un prêt. En Ligue 2 française, en Championship anglaise ou en Espagne, l’essentiel sera d’avoir de la compétition dans une ligue professionnelle.

 

La nouvelle à Lyon cette semaine, c’est la rétrogradation du club en Ligue 2 par la DNCG. D’abord en tant que pensionnaire, comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?

Normal que l’on soit attristé par cette nouvelle. Mais Lyon ce n’est pas un petit club. J’espère qu’on va s’en sortir. On garde espoir que ça va s’arranger avant le début du championnat. Personnellement, je reste fixé sur mes objectifs, m’améliorer sur tous les aspects : dans l’agressivité avec ou sans le ballon, sur ma capacité à me projeter. J’ai une très lourde frappe il faut que j’arrive à en profiter.

 

Vous avez eu à côtoyer des grands noms à Lyon comme Lacazette, Tolisso…, qu’est-ce que cela peut vous apporter ?

C’est un réel plaisir de côtoyer ces cadres et légendes de l’Olympique Lyonnais. Tu apprends forcément en les observant au quotidien leur routine. Ça aide à progresser. Ce qui m’a le plus marqué, c’est franchement la qualité de leur jeu, l’intensité du jeu.

 

Dans l’équipe première, il y a un certain Moussa Niakhaté. Qu’est-ce qu’il représente pour vous à Lyon ?

Moussa, c’est le grand frère que tout le monde aimerait avoir à ses côtés. Il me conseille beaucoup et il m’a beaucoup aidé à intégrer le groupe des pros. Il est toujours là pour moi.

 

Beaucoup pensent que vous avez un style similaire à Edouardo Camavinga. Vous confirmez ?

Oui !!! Je l’admire beaucoup. Edouardo, j’aime bien son style de jeu. Son volume de jeu, son physique, son engagement, son envie de toujours tout donner. Et même en dehors du terrain aussi côté vestimentaire, on a des styles qui se rapprochent. Pour la coiffure, je ne copie pas Camavinga. Moi, j’ai toujours aimé cette coupe même avant de signer à Lyon. C’est depuis DSC.

 

Parlons de l’équipe nationale. Vous faisiez partie de la sélection U20 éliminée en quarts de finale de la CAN par Nigeria. Peut-on parler de déception ?

Oui bien sûr. On était très déçu. On a essayé de tout donner pour cette équipe nationale. On voulait remporter pour la deuxième fois consécutive cette coupe. Mais on était très attendu. Il y a des regrets parce qu’on est rentré les mains vides sans même la qualification à la Coupe du monde. Maintenant on va tourner la page et se préparer pour les prochaines échéances.

 

Sur le plan personnel, comment évaluez-vous votre tournoi ?

J’étais très attendu lors de ce tournoi mais je n’étais pas à mon meilleur niveau. Mais je pense concernant notre élimination, c’était un naufrage collectif.

Ndèye CAMARA

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