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Sassy Ndao, coach : «La Sonacos souffre énormément, faute de moyens»

Avec des performances inconstantes, la Sonacos (27 pts), qui occupe la 12e place après un match nul (0-0) contre AJEL de Rufisque, fait face à des défis majeurs, notamment le départ de plusieurs titulaires et un manque de moyens financiers. Malgré ces obstacles, l’entraîneur Sassy Ndao reste optimiste quant à la possibilité de maintenir l’équipe en Ligue 1.

Entretien.

Après une défaite à domicile contre la Linguère (1-2, 23e j.), la Sonacos a réussi à obtenir un point (0-0) contre AJEL de Rufisque…

Nous n’allons pas cracher sur ce point. Nous avons eu plus d’occasions que notre adversaire, mais la maladresse de nos attaquants nous a pénalisés. C’est aussi le job des entraîneurs. Il va falloir que les techniciens travaillent encore sur la finition. C’est une maladie chez nous. D’ailleurs, à la Sonacos, c’est plus grave. On ne marque pas beaucoup (16 buts inscrits). Donc, il va encore travailler là-dessus. N’empêche, le match a été positif nous avons vraiment joué notre jeu. Nous avons attendu l’adversaire et sur des contres, on a eu des occasions nettes. C’est ce qu’on voulait.

Après ce match, la Sonacos reste à la 12e place. Pensez-vous que l’équipe peut se maintenir en Ligue 1 ?

Cette position n’est pas honorable, c’est vrai. Si vous avez suivi la Sonacos depuis le début de la saison, c’est normal qu’on soit à cette position. Nous avons perdu tous nos joueurs titulaires Ces jeunes sont des U20. C’est eux qui jouent la Coupe de la Ligue. C’est la même équipe, à l’exception de deux ou trois joueurs. Nous avons recommencé de zéro. Tous les joueurs sont partis. Il n’y a pas de titulaires dans l’actuelle équipe. Le capitaine, Alassane Ly, n’a joué que deux matchs l’année dernière en raison d’une fracture. Hormis lui, il y a Adama Barry, le latéral droit. Pour le reste, l’équipe est composée de jeunes qui n’ont pas encore l’expérience de la Ligue 1, une compétition très exigeante.

Est-ce une option ou une obligation ?

Ce n’est pas une option, c’est une réalité. Nous avions des joueurs, mais ils sont partis en raison du manque de moyens. Parfois, on essaie de dissimuler les problèmes. Cette année, la Sonacos souffre énormément, faute de moyens. C’est pourquoi les joueurs sont partis. Parce que le joueur, quand il signe un contrat et que tu ne le paies pas, il est obligé de partir. Et on le laisse partir. Actuellement, nous sommes en train de construire avec les jeunes. C’est pourquoi c’est difficile. Mais nous avons des talents en devenir qui montrent de belles choses. Ainsi, même si nous sommes 12e, cela ne nous préoccupe pas trop. Si nous remportons nos trois prochains matchs à domicile, nous pourrions remonter au classement.

Pensez-vous que la Sonacos pourra s’en sortir ?

Qu’est-ce qui montre que la Sonacos ne pourra pas s’en sortir. Rien du tout ! Rien ne présage des résultats négatifs. On est là. Nous sommes présents et nous serons en Ligue 1, la saison prochaine. Ne vous en faites pas. Notre problème, c’est comment gérer les jeunes. Comment gérer la Coupe de la Ligue et le championnat. Nous allons voir comment gérer nos matchs à domicile. Voilà notre problème.

Ces résultats en dents de scie ne sont-ils pas dus à l’accumulation des matchs entre la Coupe de la Ligue et le championnat, étant donné que vous disposez du même groupe ?

Vous savez ce qui s’est passé la dernière fois. Nous étions à Thiès, samedi dernier (le 17 mai 2025), lorsque nous avons appris le décès du capitaine de l’US Ouakam (Fadiouf Ndiaye, ndlr). Nous avons dû rebrousser chemin. Nous nous sommes entraînés le dimanche et avons pris un jour de repos le lundi. Cela fait partie du travail des entraîneurs : comment permettre aux jeunes de gérer cette charge de travail, de récupérer et d’être disponibles. Nous n’avons opéré que deux changements. Les jeunes qui sont là ont fait le déplacement et peuvent gérer cela. Il n’y a pas de problème à ce niveau.

Par Cheikh Demba NDIAYE

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