Violence à Rufisque : Affrontements entre Thiawlène et le service d’ordre
Le stade Ngalandou Diouf a été le théâtre, ce mardi 30 septembre 2025, de scènes de chaos durant la demi-finale de la Zone 3B opposant Dewoo de Santhiaba et Thiawlène. Ce match n’est pas allé à son terme en raison d’échauffourées impliquant les supporters de Thiawlène et le service d’ordre.
Après deux penaltys inscrits par Dewoo avant la mi-temps, les supporters de Thiawlène ont vivement protesté contre le second intervenu dans les arrêts de jeu de la première période. La situation a rapidement dégénéré, avec des échanges violents entre la foule et les agents de sécurité présents dans le stade. Face à l’ampleur des dérapages, le service d’ordre a dû faire usage de lacrymogènes pour disperser la foule.
Les supporters de Thiawlène, enragés, ont endommagé une partie de la grille de protection située près du quartier Ndargoundaw, puis ont enlevé la porte principale menant à l’école Camp Lelong. La confusion étant totale, la circulation aux abords du stade a été suspendue pour éviter d’éventuels dégâts sur les véhicules. La violence ayant pris une tournure incontrôlable, les organisateurs ont décidé de reprogrammer la rencontre entre Jant Bi et Baobab, initialement prévue plus tard dans la journée.
Une patate chaude est sur la table de la Commission qualifications, règlements et pénalités (CQRP) de la Zone 3B, qui se trouve face à une éventuelle sanction à l’encontre de Thiawlène. Cette formation, qui bénéficiait d’une grâce après une suspension de dix ans la saison dernière, risque aujourd’hui des mesures disciplinaires lourdes. La décision finale sera rendue dans les prochains jours.
Ces troubles entre ASC populaires de Rufisque ne se limitent pas à ce seul match. Après la demi-finale de la Zone 2D, remportée par Diamono aux tirs au but face à Door Fopp (0-0, TAB 12-11), des incidents avaient éclaté entre supporters de Door Fopp et le service d’ordre, lundi 29 septembre 2025, toujours au stade Ngalandou Diouf. Conséquence : la rencontre suivante, devant opposer Cités Unies et Mbollo City, a été déprogrammée pour respecter l’horaire limite de 21h00.
Il y a lieu s’inquiéter sur les répercussions de ces violences sur la scène sportive locale. La fermeture potentielle du stade Ngalandou Diouf pourrait contraindre les clubs professionnels et amateurs de Rufisque, tels que Teungueth FC, AJEL, Kumba Lamb, Yakaar, Sporting ou Médiour, à déplacer leurs rencontres hors de leur territoire, compliquant ainsi leur programmation. La question reste donc ouverte : comment mettre fin à ces incidents récurrents pour assurer la sécurité et la pérennité du football à Rufisque ?
Cheikh Demba NDIAYE






