« Yalla », la Chronique CAN de BKN : Finalement, n’en demande-t-on pas un peu trop aux « Lions » ?
Deux futurs mondialistes éliminés en huitièmes de finale de cette CAN 2025 par des équipes qui ne seront même pas outre Atlantique l’été prochain ! La Tunisie sortie par le Mali et l’Afrique du Sud boutée hors de la course à succession de la Côte d’Ivoire par le Cameroun ! Puisqu’on se console comme l’on peut, les « Bafana Bafana » pourront toujours dire que c’est le Cameroun recordman africain de participations en Coupe du monde (avec 7 présences en 1982, 1990, 1994, 1998, 2002, 2010 et 2014) qui a mis fin à leur parcours en terre marocaine.
Quant aux « Aigles de Carthage », ils ont été déplumés par d’autres « Aigles », ceux du Mali, qui n’ont jamais humé l’enivrant parfum d’un Mondial de foot. Et puis, le Maroc pays hôte de la compétition dont il est l’un des grands favoris, n°1 sur le continent et seule équipe africaine à avoir atteint les demi-finales de la Coupe du monde, en 2022 au Qatar, a éprouvé toutes les peines du monde avant de se défaire de la « petite » Tanzanie (1 – 0). L’affaire aurait même été plus compliquée si l’arbitre malien de la partie avait sifflé en faveur des « Taïfa Stars », un penalty qui s’imposait, dans les derniers instants de ce huitième de finale. Ou si ses assistants VAR, dont le Sénégalais Issa Sy, l’avaient appelé pour visionner
les images vidéo.
Enfin, l’Egypte forte de son record continental de 7 titres qui crapahute jusqu’aux prolongations avant de dicter sa loi (3-1) au Bénin pourtant balayé comme fétu de paille par les « Lions » (3-0). Au terme des huitièmes de finale, parmi les « grands », seul le Nigeria a mieux fait que le Sénégal avec un succès record de 4 buts à 0 face au Mozambique, lundi soir.
Tout cela pour dire quoi ? Simplement que, peut-être, on en fait un peu trop avec nos « Lions », qu’on attend (beaucoup) trop d’eux. Certainement parce qu’ils ont les moyens de faire plus que ceux qu’ils ont jusqu’ici produit. 10 buts marqués et 2 concédés en 4 matches ! N’importe quelle équipe serait satisfaite de telles statistiques. Les « Lions », dans trop donner l’impression de forcer leur talent, ont jusqu’ici patiemment usé tous leurs adversaires, à la notable exception de la RD Congo, pour mieux les faire plier. Ils ont fait le job sans trop trembler. Amar Ibrahim, le talentueux gaucher soudanais qui, en huitième de finale, a nettoyé la lucarne d’Edouard Mendy dès la 6e mn, l’a d’ailleurs reconnu après le match. « Cette équipe du Sénégal c’est du très lourde, elle est difficile à contenir », a-t-il
déclaré en zone mixte. C’est peut-être pourquoi, les Sénégalais continueront toujours à exiger plus de
leurs « Lions ». Surtout maintenant que s’annonce un palpitant quart de finale, vendredi face au Mali. Un derby ouest-africain chaud bouillant. Koulibaly et ses coéquipiers n’y peuvent rien. Ils sont obligés de s’y faire. Telle est la tenace réalité d’une équipe qui compte 18 millions de sélectionneurs…
B.K.N







