Entretien I Ousseynou Niang : « Travailler dur pour continuer mon ascension dans le haut niveau »
90 ans que l’Union Saint-Gilloise n’avait plus gagné le titre de champion de Belgique. Ousseynou Niang, formé à Diambars, fait partie des footballeurs qui ont mis fin à cette très longue disette. Le joueur de 23 ans, qui s’est remis d’une rupture des ligaments croisés en 2023 et 10 mois sans jouer, a apporté sa contribution avec sa polyvalence sur le côté gauche ; capable de jouer piston ou ailier. Dans cet entretien, il est revenu sur cette saison incroyable et son souhait de porter à nouveau le maillot du Sénégal.
Première saison en Belgique et premier titre majeur. Pouvez-vous revenir sur le sacre de votre club Union Saint-Gilloise ?
Je rends grâce au Bon Dieu. Ce n’était pas du tout évident. Au début, c’était d’ailleurs très compliqué parce que le club avait enregistré plusieurs recrues l’été dernier. Quand il y a beaucoup de joueurs qui arrivent en même temps dans un club, c’est souvent très dur. Nous avons joué 6 ou 7 matchs sans gagner. On a fait énormément de matchs nuls. Même pour marquer des buts, ce n’était pas difficile. Avec le travail et l’abnégation, on a appris à se connaitre pendant les entrainements. Le vestiaire s’est soudé. L’Union Saint-Gilloise, c’est une famille. Le staff technique a aidé l’équipe à progresser et c’est pourquoi nous avons bien fini et gagné le championnat.
Sans doute le plus beau titre de votre carrière ?
Oui, pour l’instant c’est le plus beau titre de ma carrière. Je suis très content. C’est le plus beau trophée. Gagner un trophée de championnat, c’est le rêve pour tout joueur. Dieu m’a permis de le vivre donc je suis vraiment très content. Je continuerai de travailler pour en gagner encore plus et vivre encore plus d’émotions. C’était un moment exceptionnel et très émouvant de gagner le titre.
Avec 41 matchs disputés toutes compétitions confondues cette saison, peut-on dire que vous avez franchi un cap ?
Oui je pense. C’était très important pour moi de gagner le championnat. C’est un grand pas de faire partie des joueurs qui ont contribué à écrire une belle page de l’Union Saint-Gilloise. Mais ce n’est que le début. Sur le plan personnel, j’ai joué beaucoup de matchs. Mais je ne suis pas rassasié. J’en veux encore plus. Pour l’instant, je vais continuer de travailler. Je fais focus sur le terrain et sur moi-même. Travailler dur pour continuer mon ascension dans le haut niveau.
Justement, s’il y a une chose que vous devez améliorer dans votre jeu, ce serait quoi ?
Il y a toujours des choses à améliorer pour rester dans le haut niveau. Offensivement, je veux être beaucoup plus décisif. Marquer des buts, soigner vraiment mes statistiques (ndlr : 3 buts, 4 passes cette saison). Être beaucoup plus constant dans les grands matchs.
Comment trouvez-vous le niveau du championnat belge par rapport à la Lettonie votre précédent championnat ?
Je peux dire le championnat belge fait partie des meilleurs championnats européens. C’est l’un des championnats les plus difficiles au monde. Il y a beaucoup de box to box. C’est très physique et très technique. Par rapport à la Lettonie, ce n’est pas comparable. Les niveaux ne sont pas les mêmes. Ici c’est le haut niveau.
On peut dire que vous venez de très loin parce que vous avez connu une très grosse blessure en Lettonie…
Oui, j’avais une rupture des ligaments croisés en 2023. Je suis resté presque dix mois sans jouer au foot. C’était une période très difficile. Rester loin des terrains, c’était trop pesant. J’ai travaillé dur pendant ces mois. Quand j’ai repris avec Riga, j’ai commencé à revenir petit à petit. Et un jour à la fin de l’entraînement, mon agent m’a appelé pour me dire que Union ST Gilloise était intéressée. J’étais un peu surpris. Avec la blessure, je m’y attendais pas du tout. Cela m’a redonné confiance.
Pendant un moment votre nom est revenu avec plusieurs dans les débats de l’équipe nationale. Vous y pensez ?
Tous les joueurs rêvent de jouer en équipe nationale A mais moi je suis quelqu’un qui croit en Dieu et je crois que mon heure viendra. Pour moi le plus important est de jouer avec mon club chaque match, être plus décisif, marquer plus de buts. Après le reste, ça viendra naturellement. Je ne suis pas pressé je me focalise sur moi-même et je prends match par match.
Etes-vous en contact avec Pape Thiaw ou un membre de son staff ?
Non je ne suis pas en contact avec Pape Thiaw ni avec un membre de son staff
Votre club formateur, Diambars, aujourd’hui en Ligue 2, est en régression en championnat ces dernières années. Qu’est-ce qui explique cela selon vous ?
Je peux dire c’est normal. Diambars a transféré plusieurs bons joueurs dernièrement. Actuellement ce sont des jeunes de 16 et 17ans qui jouent en championnat. Ils sont encore en formation et pas assez d’expérience pour performer régulièrement en championnat. Mais ça viendra avec le temps.
Tout jeune et très frêle, on vous a vu démarrer en Ligue 1 sénégalaise et faire toutes les catégories en U17, U20 et U23 du Sénégal. Le petit Diambars que vous étiez a grandi et pris du muscle. Parlez-nous un peu de cette transformation physique ?
Rires. Mon physique est naturel. Avant de venir en Europe, j’étais très jeune. Mais je travaille beaucoup et ça me permet de grandir physiquement aussi. Je fais énormément d’efforts pour progresser.

Ousseynou Niang
Ndèye CAMARA





