Sénégal / RD Congo (1-1) : Notes des Lions
Dominatrice mais trop peu réaliste, l’Équipe nationale du Sénégal a été tenue en échec par la RD Congo (1-1), ce samedi, au stade Ibn Batouta lors de la 2e journée du groupe D de la CAN 2025. Les Lions ont payé leur manque d’efficacité et certaines imprécisions techniques, notamment dans le secteur offensif. Ismaïla Sarr, en difficulté, et Pape Thiaw, critiquable dans ses choix, risquent de nourrir des regrets. À l’inverse, Sadio Mané a répondu présent, bien soutenu par l’entrée convaincante du jeune Ibrahim Mbaye.
EDOUARD MENDY (6/10)
Malheureux sur l’ouverture du score congolaise, le portier sénégalais ne peut guère être incriminé. Il s’était d’abord illustré par une parade décisive sur une reprise à bout portant de Théo Bongonda, avant de réaliser un arrêt de très haut niveau sur la première frappe cadrée de Noah Sadiki. Précieux également dans la relance et la construction du jeu.
KRÉPIN DIATTA (6/10)
En difficulté dans les sorties de balle sous pression, le latéral droit des Lions n’a pas livré une prestation aboutie. Peu inspiré offensivement, rarement dangereux dans ses montées, il a surtout souffert défensivement face aux ailiers congolais. Une performance en deçà de ses standards.
KALIDOU KOULIBALY (6/10)
Un véritable patron. Le capitaine sénégalais a rapidement imposé sa loi, écœurant les attaquants congolais par sa puissance et sa lecture du jeu. Solide dans les duels, précieux dans la surface, il signe notamment une intervention de grande classe devant Meschack Elia en début de seconde période. Match de très haut niveau, malgré quelques relances encore trop prudentes.
MOUSSA NIAKHATÉ (5/10)
Imprécis dans certaines relances, offrant parfois des ballons aux Congolais, le défenseur lyonnais a néanmoins tenu son rang. S’il aurait pu se montrer plus incisif sur l’action du but encaissé, il a globalement assuré l’essentiel avec sérieux et engagement dans les duels.
ISMAIL JAKOBS (5/10)
Plus défensif qu’El Hadji Malick Diouf, le joueur de Galatasaray était attendu sur le plan de l’autorité. Il a pourtant souvent été pris dans son dos, notamment en seconde période. Le but congolais vient logiquement de son côté. Offensivement, malgré sa disponibilité, il a manqué de justesse dans ses déplacements, ses centres et sa conservation du ballon.
IDRISSA GANA GUEYE (7/10)
Encore très actif après son excellent match face au Botswana, le milieu expérimenté a affiché un gros volume de jeu. Précieux à la récupération, toujours bien placé, il a toutefois été un peu moins précis dans ses transmissions vers l’avant. Une prestation solide, sans être flamboyante.
PAPE GUEYE (6/10)
Fidèle à son registre, le milieu de Villarreal a énormément couru, récupéré des ballons importants et assuré la première relance. Son ouverture pour Sadio Mané aurait pu être décisive (55e). Il s’est aussi projeté dans la surface pour créer du surnombre. Remplacé à la 81e minute par Lamine Camara (non noté).
ISMAÏLA SARR (4/10)
Décevant. Contrairement à son réveil tardif face au Botswana, l’ailier sénégalais est resté brouillon et imprécis durant plus d’une heure. Certes, le ballon n’était pas toujours facile à exploiter, mais il a manqué de justesse et de lucidité dans les moments clés (26e). Remplacé à la 62e minute par Ibrahim Mbaye (710), dont l’entrée a tout changé. À seulement 17 ans, il a dynamisé l’attaque sénégalaise par ses accélérations, ses combinaisons et son audace. Il est à l’origine de l’égalisation des Lions.
ILIMAN NDIAYE (5/10)
Aligné dans l’entrejeu, il a perdu de son influence et a longtemps disparu du jeu. Dommage, car sur quelques fulgurances, il a su créer le danger et éliminer dans la surface congolaise (22e, 45e). Trop intermittent, un défaut récurrent. Remplacé à la 89e minute par Cheikh Tidiane Sabaly (non noté).
SADIO MANÉ (8/10)
Le grand homme du match côté sénégalais. Critiqué après la rencontre face au Botswana, l’attaquant des Lions a répondu de la meilleure des manières. Combatif, tranchant, présent dans les duels et dangereux dans la surface, il a montré l’exemple. Sa présence et son sens du placement lui permettent d’égaliser opportunément après un arrêt de Mpasi sur une frappe de Mbaye. Un match de patron.
NICOLAS JACKSON (4/10)
Après son doublé contre le Botswana, l’attaquant de Chelsea est retombé dans ses travers. Frustré, imprécis, il n’a cadré aucune frappe, manquant notamment une occasion similaire à son but précédent (22e). Trop brouillon par la suite, malgré quelques bonnes remises en première période. Remplacé à la 81e minute par Habib Diallo (non noté).
PAPE THIAW (4/10)
Le sélectionneur sénégalais peut difficilement être exonéré des critiques. Reconduire le même onze était un choix logique, mais le choix des changements a suscité énormément de débat. Si l’entrée d’Ibrahim Mbaye a insufflé un nouvel élan offensif, le coaching global est apparu trop tardif. Pourquoi attendre si longtemps pour remplacer Pape Gueye, averti dès la première période ? On aurait aimé davantage de prise de risques, plus de densité au milieu et des ajustements plus rapides.
Khadim DIAKHATÉ, envoyé spécial à Tanger







