Procès en appel des 18 supporters sénégalais : peines confirmées malgré l’absence de preuves
La Cour d’appel de Rabat a tranché. Jugés en appel depuis ce lundi, les 18 supporters sénégalais arrêtés à la suite des incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025 ont vu leurs peines confirmées, au terme d’une audience marathon ouverte à 12h et close aux environs de 23h.
Dans sa décision, la juridiction marocaine a validé le jugement rendu en première instance le 19 février dernier, condamnant les prévenus à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme pour « hooliganisme ». Une décision qui intervient alors même que le parquet avait requis un alourdissement des sanctions, allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement.
Dans le détail, les supporters avaient été répartis en trois catégories : neuf d’entre eux ont écopé d’un an de prison ferme, assorti d’une amende de 5 000 dirhams (environ 325 000 FCFA) chacun. Six autres ont été condamnés à six mois de prison ferme avec une amende de 2 000 dirhams (près de 125 000 FCFA). Enfin, trois supporters ont reçu une peine de trois mois de prison ferme, accompagnée d’une amende de 1 200 dirhams (environ 75 000 FCFA).
Parmi ces derniers, Abdoulaye Dieng, Ibrahima Diop et Aziz Wade arriveront au terme de leur peine dès ce samedi et devraient ainsi recouvrer la liberté.
Tout au long de la procédure, les 18 accusés ont maintenu leur ligne de défense, niant toute implication dans les violences. Devant la cour, ils ont expliqué avoir pénétré sur la pelouse dans un contexte de panique, évoquant un mouvement de foule et des tentatives d’échapper à des jets de projectiles et à des crachats, plutôt qu’une volonté de contester des décisions arbitrales.
Fait notable dans ce dossier : le parquet, qui avait initialement évoqué l’existence de preuves, notamment des images vidéo, n’a finalement produit aucun élément matériel au cours de l’audience. Une absence relevée par la défense mais qui n’a pas infléchi la position de la cour.
Les informations ont notamment été relayées en direct sur la RTS, où Me Kabou est revenu sur les contours de cette décision qui ne manquera pas de susciter débat.
Khadim DIAKHATÉ







