BELGIQUE – SENEGAL 3-2 : Les Lions n’ont pas retenu la leçon
Le Sénégal est éliminé du Mondial 2026, et pourtant les Lions tenaient les Diables, qui se sont réfugiés dans des détails technico-tactiques-émotionnelles qui ont sonné la déchéance progressive des hommes de Pape Thiaw.
Encore deux visages, une impression de déjà-vu. Cela ne semble guère effrayer un diable pourtant à l’agonie. Les Lions tenaient leur qualification en 8e de finale, puis Lukaku à la 85e, et deux buts concédés en deux minutes ont sonné le glas des espoirs du Sénégal. Le haut niveau sanctionne encore les Lions et la sentence est lourde. Oui lourde, car la France a servi d’avertissement, la Norvège de rappel, mais le Lion ne veut rien entendre.
Maitriser un match pendant 70 minute pour finalement perdre, avec deux buts d’avance cette fois. La gestion des émotions est juste défaillante à ce niveau.
Mais ce ne que la conséquence d’une réorganisation tactique et d’un coaching perdant. Habib Diarra a logiquement ouvert le score pour le Sénégal (25e), après une séquence de possession à plus de 20 passes. Témoin de la démonstration toute en maitrise des Lions. Et quand Ismaël Sarr porte l’estocade (51e), le Sénégal entrevoit alors les 8e de finale. Et les belges, alors ? De Bruyne, Trossard et Doku sont éteints. 59e minute, Rudi Garcia entame sa séquence coaching, et à partir de là, un autre match commence. Il avait déjà lancé Lukaku à la mi-temps, sans que ce dernier ne pèse vraiment. Mais les entrées de Lukebakio sur l’aile droite et Moreira à gauche, combinées à l’apport de Raskin, permettent désormais aux Diables rouges d’être incisifs sur les côtés tout en parvenant à toucher Lukaku. Et la réponse de Pape Thiaw s’avère lourde de conséquences, puisque Pape Gueye (66e) et Habib Diarra 73e), qui avaient régné au milieu, cèdent leurs places à Lamine Camara et Pape Matar Sarr. Le Sénégal commence à reculer et les espaces d’un bloc jusqu’ici compact commencent à apparaitre. Et quand défaillance tactique et émotionnelle s’entremêlent, certaines individualités se fragilisent. Pathé Ciss, magnifique jusque-là, est devancé par Lukaku à la 85e alors que Mory Diaw serein jusqu’ici rate sa sortie (87e).
Quand le football sanctionne, il faut apprendre. Et s’interroger aussi. Ce onze, hormis le gardien, vu la prestation pendant 75 minutes, aurait-elle a permis au Sénégal d’avoir un parcours dans ce Mondial s’il avait été travaillé pour le début du tournoi?
Une meilleure préparation, des choix forts, plus de transparence dans la Sélection, leviers nécessaires pour briller au-delà du contient ?
En attendant, une génération s’éclipse. Rois d’Afrique. 8e de finaliste au mondial, plafond de verre.
Une génération intermédiaire s’installe désormais. Elle devra porter les réponses de toutes ces interrogations.






