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« À moi de me remettre en question » : Beye face à la tempête après le naufrage de l’OM à Nantes

Avec une lucidité brutale, Habib Beye n’a laissé place à aucune illusion après la claque reçue par l’Olympique de Marseille ce samedi à Nantes (3-0). Pour le coach de l’OM, la défaite n’a pas seulement sonné comme un revers parmi d’autres, mais comme un signal d’alarme retentissant dans un club en pleine tourmente.

L’OM s’enfonce, et Beye le sait. La qualification en Ligue des champions s’éloigne à mesure que la confiance s’effrite. Sur le plateau de Ligue 1+, l’entraîneur sénégalais a lâché une phrase lourde de sens : « À moi de me remettre en question. » Et le ton est donné.

Ce n’est pas une crise ordinaire, c’est une remise en question existentielle. Le technicien sénégalais dénonce l’absence totale d’implication : « Je n’ai pas d’explications parce qu’il n’y a rien. Il n’y a pas de vie, pas de qualité. Il n’y a pas d’analyse car il n’y a pas de match de notre part. »

Une performance collective en décomposition, un vide sidéral, une absence d’âme. Le tout, sans fioritures ni excuses. Nantes a mérité sa victoire, et Marseille ? « J’ai dit ce que j’ai à leur dire. Ce qui se passe dans le vestiaire reste dans le vestiaire. On ne peut pas espérer aller en Ligue des champions avec une telle production. »

Habib Beye, en homme de terrain, ne cherche pas de coupables individuels. « Je ne ciblerai pas l’un de mes joueurs sur une situation en particulier. Il faut regarder l’ensemble de la prestation du groupe. J’aurais pu sortir 90% de l’équipe à la mi-temps. Aujourd’hui, la prestation n’est pas acceptable dans un club comme le nôtre. »

Et dans cette auto-critique collective, le coach ne se dérobe pas : « Si je vais bien ? Non, au vu de ce que j’ai vécu avec mon équipe. Mais mon avenir n’a pas d’importance. On pensait qu’on était capables de redresser la situation, ce n’est pas le cas. »

Son message est sans détour, avec une sincérité désarmante : « Quand vous êtes coach de l’OM, il faut gagner des matchs, être performant. Je ne l’ai pas été. » La tempête fait rage, et Beye doit désormais affronter ses propres doutes…dans un club où la pression est une montagne.

Mohamed NDIAYE

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