Adversaire du Sénégal : « le Mali, une équipe très accrocheuse, taillée pour livrer de véritables batailles »
Certains techniciens et observateurs sénégalais se méfient déjà d’une équipe malienne « très accrocheuse ». C’est le cas de Vieux Ba qui estime que le Mali est taillé pour les grands rendez-vous.
Les Aigles gagnent en confiance au fil des rencontres. Ils ont timidement débuté la compétition après un nul décevant face à la Zambie (1-1). Quelques jours plus tard, ils ont haussé le niveau en tenant en échec le Maroc à Rabat (1-1).
Lors de la 3e journée, le Mali cherchait une victoire face aux Comores pour se rassurer. Mais les hommes de Tom Saintfiet ont été inexistant sur le plan offensif. Un nul (0-0) qui n’a pas empêché les Aigles de terminer 2e du groupe A.
En quart de final, c’était la Tunisie en face. Mais il fallait sortir une prestation héroïque pour dompter les Aigles de Carthage. Réduit à dix dès la 26e minute, le Mali a réussi à égaliser dans les arrêts de jeu avant de l’emporter aux tirs au but. En quatre matchs, c’est un bilan de 4 nuls pour 3 buts marqués et autant encaissé
« Si le Sénégal ne corrige pas ses errances défensives, il risque de se faire punir sévèrement »
Sur le papier, le Sénégal part favori. Mais pour battre ces Aigles, les Lions devront être prêts sur tous les plans.
« Cette équipe des Aigles du Mali est très accrocheuse, taillée pour livrer de véritables batailles. Athlétiquement, elle est très puissante. Défensivement, elle est très dense et agressive. Ce n’est pas pour rien qu’en termes de duels défensifs gagnés et de tacles, elle arrive en première position », prévient Vieux Ba, formateur et ancien coach de Mbour PC.
Avec le retour de Kalidou Koulibaly, le Sénégal aura besoin d’une certaine solidité derrière pour contrer les attaques maliennes. L’homme à surveiller sera sans doute Lassine Sinayoko, qui a marqué les trois buts du Mali dont deux sur penaltys.
« L’attaque n’est pas aussi forte, mais si le Sénégal ne corrige pas ses errances défensives, il risque de se faire punir sévèrement par la roublardise et l’adresse du pétillant Lassine Sinayoko », ajoute le technicien sénégalais.
« Maintenant on ne joue pas bien mais on gagne et les gens se plaignent encore »
Le « haram ball » imposé par le sélectionneur Tom Saintfiet a été l’objet de critiques depuis le début de la compétition, surtout au premier tour. Mais le plus important est d’avancer avec quelques certitudes selon l’attaquant vedette de la sélection malienne.
« Ce qui est bien, c’est qu’on a la capacité de s’adapter. Avant, les gens nous critiquaient parce qu’on jouait bien mais on ne gagnait pas. Maintenant on ne joue pas bien mais on gagne et les gens se plaignent encore. Donc on va essayer de bien jouer et de gagner la prochaine fois », s’est amusé Sinayoko sur beIN Sports.
Aliou FAYE, envoyé spécial à Tanger (Maroc)







