AJEL en panne : le leader de la Ligue 1 vacille au mauvais moment
AJEL de Rufisque marque le pas à l’approche du sprint final. Lors d’une 21e journée compliquée, le leader du championnat, battu sèchement (0-3) par HLM de Dakar voit son avance fondre et les doutes s’installer.
Le leader AJEL (40 pts) est en difficulté. Le club rufisquois n’est pas parvenu à battre la lanterne rouge l’AS Cambérène (0-0) lors de la 20e journée, avant de s’incliner récemment en déplacement (0-3) face à HLM de Dakar qui occupe la 13e place. Par rapport à ces contreperformances du côté d’AJEL, plusieurs raisons, d’après Gaoussou Dramé, pourraient expliquer cette période de souffrance :
– Un calendrier chargé et la fatigue : l’enchaînement des matchs qui émousser l’effectif, avec des joueurs clés en méforme.
– Une efficacité offensive en baisse : AJEL peine à convertir ses occasions, là où ses poursuivants (US Gorée, Teungueth FC) restent réalistes. Cela fait deux journées qu’AJEL n’a pas marqué de but. Une chose qui ne lui est pas arrivée depuis le début du championnat.
– La pression du statut de leader : chaque adversaire joue le match de sa saison contre le premier, et AJEL subit davantage le jeu.
«L’intervention du coach mental»
Selon l’ex-entraîneur du CNEPS Excellence, pour jouer le titre, il faut disposer d’un effectif étoffé. Et AJEL de Rufisque a le même statut que les centres qui misent sur le talent. Le club peut faire un très bon départ. Parce que la gestion du groupe est très importante dans un championnat. Surtout qu’il y a trente journées à jouer plus les coupes.
Maintenant, d’après le coach thiessois, la gestion du groupe concerne les techniciens et les administratifs, car souvent les joueurs ont besoin d’une mise au vert. Ensuite, ils veulent la récupération, car cela peut impacter sur le comportement de la révolution de l’équipe. «Si on utilise toujours les mêmes joueurs, c’est une contrainte aussi. Parce qu’en général, AJEL de Rufisque utilise de jeunes footballeurs. En un moment donné, les contreperformances seront lourdes sur leurs têtes. C’est là que le coach mental doit intervenir pour faire son travail afin de garder la sérénité au sein du groupe», fait-il savoir.
«Un travail de sape adéquat au niveau du groupe»
Il renchérit que les aléas sont nombreux car si une équipe traverse ces moments, il y a un problème de gestion de groupe. Il y a beaucoup d’entraîneurs qui peuvent démarrer en trombe. Mais en général, la gestion fait défaut. En fin de saison, l’équipe chute et il faut y aller avec un bon état d’esprit avec beaucoup de calculs. «Je pense que cela est arrivé à AJEL de Rufisque. Il faut que les techniciens fassent un travail de sape adéquat au niveau du groupe, cela peut perturber davantage les joueurs. AJEL de Rufisque a un bon groupe. Ils ont une très bonne équipe et font un bon jeu. Donc, le problème se trouve au niveau de la gestion», insiste Gaoussou Dramé.
Actuellement, tout sera difficile pour AJEL parce que les équipes qu’elle rencontre sont souvent dans une situation relégable et elles ne veulent pas descendre. Les autres équipes cherchent à figurer dans le peloton de tête. Ce qui fait que tous les matchs seront des finales. «Ce qui rend les choses difficiles. Maintenant, il faut une gestion rigoureuse dans laquelle tout l’encadrement sera concerné».
À neuf journées de la fin, rien n’est joué, mais AJEL devra vite retrouver de la fraîcheur et de la confiance pour ne pas voir le titre tant rêvé lui échapper. Car US Gorée et Teungueth FC sont à l’affût.
Cheikh Demba NDIAYE






