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Albert Bougazelli : « J’écoute du Zikr juste avant chaque match »

Passé par CNEPS, DSC, Génération Foot, ASAC Ndiambour et NGB, Albert Bougazelli est rentré à Thiès dans la ville où il a grandi. L’ailier évolue depuis l’été dernier à Wally Daan FC promu en Ligue 1. Invité de notre rubrique ‘’Les premiers et derniers’’, il nous raconte quelques anecdotes sur sa carrière de footballeur.

Votre première saison à Wally Daan FC ?

Je suis venu ici cette saison. C’est le coach Sellé (Souleymane Dieng) qui m’a fait venir. Il m’a longtemps suivi à NGB où j’étais le meilleur joueur. J’ai participé à ramener NGB en Ligue 2. J’ai joué aussi à Génération foot aussi et en sélection. Le coach m’a appelé en personne et on a parlé du projet. Ça me convenait. On a trouvé un accord et j’ai rejoint le club. Je ne regrette puisque je passe une très belle saison à Wally Daan. L’intégration a été facile. Les gars m’ont bien accueilli et je me suis vite senti à l’aise. C’est devenu une seconde famille pour moi.

Votre premier jour au centre Amara Touré de Déni Biram Ndao ?

J’étais émerveillé à mon arrivée. Les installations, le matériel, tout était c’était impeccable. Tout était disponible et dans de bonnes conditions. Je me sentais à l’aise. Les moyens étaient réunis pour progresser. Je suis arrivé à Génération Foot en 2019, après de bonnes saison à DSC. GF, qualifiée pour les compétitions africaines, m’avait recruté avec les Chérif Bayo, César Guèye pour renforcer l’équipe. Notre premier match était contre une équipe libérienne. On a perdu 1-0 à l’aller avant de gagner 3-0 au retour. Après, on a joué contre le Zamalek que l’on a battu 2-1 ici avant de perdre 1-0 au retour. L’objectif n’était pas atteint mais c’était une première expérience enrichissante. Génération foot a beaucoup participé au bon début de carrière que j’ai eu.

Le premier transfert en Europe que vous avez raté ?

Il s’agit d’un club Macédonien FC Shkupi en première division. J’ai signé et intégré l’équipe mais malheureusement après quelques semaines il y a eu des soucis administratifs entre le club et Génération Foot. J’étais meme en Turquie pour la préparation d’avant-saison. J’étais obligé de rentrer au pays. A mon retour, Génération foot m’a prêté à l’ASAC Ndiambour. Je n’ai pas flanché mentalement. C’était la volonté divine. Il donne quand il veut et reprend quand il veut. C’est comme ça. On tombe, on se relève et on apprend.

Le premier match de votre quartier d’enfance que vous avez éclaboussé de votre talent ?

Je ne me souviens pas de tous les détails mais je sais qu’on était en finale. Je jouais aux HLM Thialy à Thiès et je peux dire que c’est durant ce match de Navetane que l’on m’a connu. On avait un match vraiment important et j’avais réussi à me faire remarquer. J’avais fait une grande prestation. Les gens sont venus me féliciter à la fin de la rencontre. C’est d’ailleurs grâce à ce match que j’ai intégré CNEPS d’Excellence.

Le premier défenseur qui vous a battu en vitesse pure ?

Je ne crois pas qu’il y a eu beaucoup de défenseurs qui m’ont battu en vitesse. Il y avait cependant Adama Mbengue, ancien joueur de Diambars, il évoluait comme latéral gauche ou milieu de terrain. Il ne me laissait pas respirer. Je me rappelle, j’étais en premier année en Ligue 1 avec DSC. On venait juste de monter. Il avait aussi une belle qualité technique. J’aime bien les joueurs techniques et surtout quand tu es défenseur. C’est quand un défenseur est technique que ça me pose problème. Mais si tu arrives avec ta fougue pour les duels, je gère beaucoup mieux.

La dernière fois que vous avez été applaudi par les supporters adverses ?

C’est récent. Lors du match contre Teungueth FC à la 22e journée. On a perdu 1-0 mais j’ai fait un bon match. J’avais réussi à donner du fil à retordre à l’équipe adverse en créant des occasions et en obtenant des occasions dangereuses. Après le match, beaucoup de supporters m’ont félicité.

La dernière musique que vous écoutez avant un match ?

Du Zikroulah. J’avais un ami proche qui s’appelait Gora Diop. On passait presque tout notre temps à écouter des chansons de « Thiante ». J’ai grandis avec ça. Ça me rappelle presque d’où je viens. Ça me motive et je suis serein quand je suis sur le terrain. C’est pourquoi j’aime bien l’écouter avant de jouer un match.

La dernière fois que vous avez pleuré pour un match de football ?

C’était des larmes de joie. On venait de remporter avec l’équipe nationale locale la Coupe des nations de l’Afrique de l’Ouest en 2019. On jouait au stade Lat Dior. On a réussi à s’imposer en finale aux tirs au but. On avait une bonne équipe avec les Ibrahima Dramé, Ousseynou Niang, Moutarou Baldé, Dominique Mendy, Abdoulaye Ba qui est actuellement à Niary Tally. J’étais vraiment fier de défendre mon pays et de hisser le drapeau très haut. Pour moi c’était naturel de pleurer.

La dernière fois que vous avez acheté un maillot de football ?

Lors de la dernière CAN en Cote d’Ivoire. Comme tout sénégalais pour supporter l’équipe. Malheureusement on n’a pas été loin. La malédiction du champion s’est abattue sur nous. On espère regagner le trophée cette année.

La dernière fois que vous êtes allé au Ciné ?

Il y a à peu près 7 mois avec la famille. J’aime beaucoup passer du temps avec ma famille, profiter de nos moments ensemble puisque je n’ai pas assez de temps avec les entraînements, les matchs et les déplacements. A chaque fois que j’ai un peu de temps on sort ensemble découvrir des choses. Et ça me procure énormément de bien.

Par Ndèye CAMARA

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