Amadou Dia Ndiaye : « Je fais confiance au destin et au travail »
En 2018, alors qu’il n’a que 18 ans, Amadou Dia Ndiaye est appelé à prendre la succession d’un Ibrahima Niane époustouflant sur le front de l’attaque de Génération Foot. Pas de souci. Le Thiessois, comme son ainé mbourois, claque but sur but et termine meilleur buteur de la Ligue 1 sénégalaise avec 16 réalisations. Il file ensuite à Metz et on s’attend qu’il explose dans le Forez. Malheureusement l’adaptation est plus difficile que prévue. Dia Ndiaye enchaine les prêts avant de reculer pour mieux sauter. A 25 ans, le Sénégalais a rebondi au Maroc et évolue désormais en Tunisie. Il raconte tout à Dsports dans cet entretien.
Après une saison à l’Union Touarga, vous signez au Stade Tunisien. Qu’est-ce qui explique ce choix ?
Le Stade Tunisien, c’est un club respecté avec une belle histoire, et leur projet ambitieux m’a touché. J’ai senti que c’était une belle opportunité pour continuer à apprendre et apporter ma petite contribution à une équipe qui veut grandir et la possibilité d’une meilleure exposition à travers la Coupe Caf. Je pense sincèrement avoir fait le bon choix. Le Maroc (ndlr : il jouait à l’Union Touarga) m’a beaucoup appris en une saison, et je suis reconnaissant pour cette étape. La Tunisie, avec son championnat compétitif, est une nouvelle chance de montrer ce que je peux faire. Ce n’est pas facile de changer de pays, mais je crois que ce choix peut m’aider à progresser. Je fais confiance au destin et au travail pour que ce soit la bonne décision.
Justement comment évaluez-vous votre passage à l’Union Touarga ?
Mon temps à l’Union Touarga a été une belle expérience. J’ai eu la possibilité de jouer et de montrer ce dont je suis capable, de marquer quelques buts (9 buts) et d’aider l’équipe à se maintenir en Botola Pro et d’atteindre le dernier carré sur les deux coupes nationales. Ce n’était pas toujours simple avec les pépins physiques mais j’ai beaucoup appris, sur le terrain et en dehors. Je suis vraiment reconnaissant envers le club, ses supporters et mes coéquipiers pour leur soutien. Ça m’a redonné confiance.
4) Quand vous quittiez le Sénégal, on s’attendait à vous voir briller et réaliser une grande carrière…
C’est vrai que quitter Génération Foot pour Metz portait beaucoup d’espoirs. J’ai vécu de beaux moments, comme jouer en Europe ou être appelé en sélection de jeunes, mais je sais que je suis encore loin de mes rêves. À 25 ans, je travaille dur pour me rapprocher de mes objectifs.
N’y-a-t-il pas de regrets par rapport à certains choix de club ?
Parfois, je me pose des questions sur certains choix mais j’étais jeune et beaucoup de concours de circonstances (blessures, Covid-19, instabilité sur le banc) ont fait que mes prêts se sont moins bien déroulés que prévu. Mais je ne veux pas parler de regrets. Chaque étape, même difficile, m’a appris quelque chose. Aujourd’hui, je suis au Stade Tunisien, et je suis juste reconnaissant pour cette nouvelle chance de prouver ma valeur.
À 25 ans, croyez-vous toujours à un retour au plus haut niveau ?
Oui, j’y crois, mais je reste humble. À 25 ans, j’ai encore du temps pour progresser et montrer ce que je peux faire. Mon but est de marquer beaucoup de buts au Stade Tunisien, d’aider l’équipe et, si Dieu le veut, d’attirer l’attention de clubs plus grands. Je travaille dur chaque jour pour ça.
L’équipe nationale semble s’éloigner alors que vous étiez parmi les plus grands espoirs…
Si je travaille bien et que l’opportunité se présente, je ferai de mon mieux pour être prêt. Mais je sais qu’il y a beaucoup de talents au Sénégal, et je dois d’abord prouver ma valeur en club. Représenter le Sénégal est un immense honneur. J’ai eu la chance de disputer une coupe du monde U20 ou de finir meilleur buteur de la CAN U20, et ça reste un rêve de le réaliser avec la sélection A.
Quels sont vos prochains grands défis ?
Pour l’instant, je veux juste bien m’intégrer au Stade Tunisien, apprendre de mes coéquipiers et aider l’équipe à atteindre ses objectifs, comme une qualification en coupe africaine. À long terme, j’espère continuer à grandir comme joueur et je ne me fixe pas de limites. Je prends les choses match après match, en donnant tout ce que j’ai.
Mouhamed Fodé Gassama







