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Amadou Kane : « Le budget des phases nationales est à peu près 124 millions »

À quelques semaines du coup d’envoi des phases nationales de l’ONCAV (8 au 23 août), Amadou Kane, président de la structure et 4ᵉ vice-président de la Fédération sénégalaise de Football (FSF), fait le point. Dans cet entretien, il détaille le calendrier, les innovations de cette édition 2026 avec 4 régions hôtes, le budget, la place de la culture et de la lutte sans frappe, ainsi que le partenariat avec TKMD pour l’emploi des jeunes.

Entretien

Amadou Kane, à quelques semaines du démarrage des phases nationales prévues à Kaffrine, Kaolack, Diourbel et Fatick, où en êtes-vous sur les préparatifs ?

Le Championnat national populaire (Navétane) a déjà démarré dans sa globalité. Depuis le 15 de ce mois de juin, on a commencé les réaffiliations, les démissions, les affiliations. Ça va continuer comme ça. À partir du 1er juillet, s’il plaît à Dieu, les compétitions vont démarrer. Du 1er au 15 juillet, il s’agit de terminer le CNP qu’on n’avait pas pu finir l’année dernière, que ce soit au niveau zonal, départemental et régional, à travers le Sénégal. C’est un accord que nous avons trouvé avec le gouvernement du Sénégal, à travers le ministère des Sports qui est notre tutelle. Nous avons fait une évaluation de ce que nous avons fait l’année dernière. Il y a eu beaucoup d’aspects positifs, mais il y a aussi des manquements.

Le premier aspect positif important est que ce qu’on devait faire en six mois, on a pu faire 80 % de cela en moins de trois mois. Ça montre aujourd’hui le pragmatisme des responsables du mouvement, à partir des ASC, les zones, les ODCAV, les ORCAV.

Concrètement, quel est le calendrier retenu cette année ?

L’année dernière, on avait demandé à la tutelle de nous accorder quinze jours pour terminer. Ça n’a pas été fait. Mais cette année, nous avons obtenu de la tutelle de démarrer les compétitions le 1er juillet, de terminer ce qu’on n’a pas pu faire l’année dernière du 1er au 15, et de démarrer la nouvelle saison, le nouveau CNP, à partir du 15 juillet pour ceux qui n’avaient pas terminé. Mais, la liberté est donnée bien sûr à ceux qui ont pu terminer l’année dernière de démarrer les compétitions au niveau du territoire national à partir du 1er juillet et de terminer, au plus tard le 30 octobre. Nous disons 30 octobre, mais il est évident qu’aucune commission n’ira jusqu’au 30 octobre. Parce qu’à cette date, on sera de plein pied dans les Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ). Ce qui veut dire qu’au plus tard le 20, ça va se terminer.

Quelle est la grande nouveauté de ces phases nationales 2026 ?

Cette année spécialement, on va les organiser simultanément au niveau de quatre régions. C’est pour la première fois dans l’histoire du mouvement. L’année dernière c’était trois. On va organiser simultanément à Kaffrine, Fatick, Diourbel et Kaolack. Mais le point focal, le point central, ce sera effectivement Kaolack. Pour les compétitions sportives, football cadet et senior, nous aurons une poule à Diourbel, une poule à Mbacké, une poule à Fatick (…). On est en train de discuter pour pouvoir finaliser la dernière poule, parce que tout cela nous le faisons pour décentraliser. Que ce soit en cadets et en seniors, mais à Kaffrine, on aura trois poules.

Les collectivités locales sont-elles au rendez-vous ?

Ça se passe très bien aujourd’hui du point de vue préparatif. Il y a déjà certains partenaires qui ont commencé à donner leur contribution. Le maire de Kaffrine (Abdoulaye Sow), par exemple, a donné sa contribution. Nous avons rencontré le maire de Fatick (Matar Bâ), notre ami et frère, qui nous a dit aussi qu’il va prendre en charge ce qui est essentiel et qui va être domicilié dans sa commune.

Au niveau de Kaolack, là où se trouve le point focal, nous avons fait une bonne rencontre avec le maire Serigne Mboup et nous avons discuté avec lui, ainsi qu’avec le président du Conseil départemental de Kaolack. Tous sont d’accord qu’il y aura une prise en charge totale par rapport à ce qu’on attend d’eux durant les phases nationales.

Et le volet culturel, quelle place aura-t-il ?

Les phases culturelles, c’est à Médina Sabakh. C’est une innovation. Tout le monde sait que c’est une ville culturelle. Là aussi, ce qu’on veut c’est de réveiller les aspects culturels de ces régions-là. Là où nous organisons des compétitions sportives, il y aura une animation culturelle.

Nous avons aussi décidé d’organiser une lutte sans frappe. Et là on est en train de discuter avec l’ORCAV de Kaolack pour voir où l’organiser. C’est pour vous dire que la saison a déjà démarré. Nous sommes de plein pied dans les préparatifs des phases nationales. Elles auront lieu du 8 au 23 août 2026. On souhaite l’organiser après le Magal de Touba et le finir avant le Gamou de Tivaouane. Ce sont des grands évènements qui mobilisent tous les Sénégalais et nous faisons partie de ces talibés qui seront mobilisés par ces deux grands évènements.

Par rapport à la lutte, le maire de Latmingué Dr Macoumba Diouf est d’accord qu’il y ait une domiciliation de la lutte sans frappe au niveau de sa commune. Là aussi nous avons marqué un autre accord. Ce qui reste maintenant, c’est la validation dans notre prochain Comité directeur.

Pour le budget, combien s’élèvent les moyens pour ces phases nationales ?

Le budget est à peu près 124 millions FCFA au début. Mais quand on va dans une partie du pays où les gens nous disent : « vous nous avez donné deux ASC, on souhaite que ce soit deux ou trois ». Donc, il y a une variation du budget. Jusqu’à présent, le budget n’a pas encore dépassé 140 millions FCFA.

Cent quarante millions (140 millions FCFA), c’est pour 48 ASC seniors, pour au moins 30 ASC cadettes, pour au moins 16 troupes théâtrales, pour au moins plus de 30 lutteurs qui vont s’affronter, pour au moins des animations culturelles partout, pour l’Université de Navétanes qu’on va organiser avec des thèmes qui collent à la réalité. Je pense que ça vaut la peine.

Quel est le mot d’ordre pour cette saison. Et quels projets pour l’après-compétition ?

Le mot d’ordre pour les jeunes et les ASC qui vont défendre leurs couleurs cette année, c’est : fair-play et discipline. Nous avons signé récemment une convention avec TKMD qui est notre bras technique Pamecas, dans le cadre de la création d’emplois. C’est un projet qui veut amener des voitures électriques et des kiosques qui vont servir de fast-food, et les mettre à la disposition des ASC et de nos démembrements, partout dans le pays. Cela montre que pour nous, notre credo, ce n’est pas seulement d’organiser des activités sportives. Nous sommes l’émanation de la population. Nous sommes 8.900 associations sportives et culturelles légalement constituées dans le pays. Notre credo, c’est une structure active au service du développement, de l’émancipation, du civisme.

Depuis plusieurs années, vous êtes à la tête de l’ONCAV. C’est quoi votre secret ?

Je suis un pur produit du mouvement sportif. J’ai commencé à militer dans le mouvement sportif depuis très longtemps. J’ai été délégué simple, j’ai été président de zone, j’ai été président de commission, j’ai été membre de l’ODCAV de Dakar, j’ai été président de l’ODCAV de Dakar, j’ai été vice-président au niveau de l’ORCAV (Dakar). J’ai été membre délégué simple.

Et Dieu a fait, d’abord par la grâce d’Allah, la confiance que le monde du sport a envers moi, je suis devenu ce que je suis aujourd’hui. Tant que je sens cette confiance-là, c’est ce qui me galvanise. Mon secret, c’est qu’aujourd’hui, au-delà de la volonté d’Allah, je vois que le monde du sport a confiance en moi. Je vois que les populations sénégalaises sont d’accord sur ce qu’on est en train de faire. C’est mon seul secret.

Par Cheikh Demba NDIAYE

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