Amadou Kane, président de l’ONCAV : « Le pari des phases nationales a été gagné »
À la clôture des phases nationales de l’ONCAV, Amadou Kane tire un bilan positif. Entre affluence record, innovation culturelle et nouveaux chantiers économiques, le président revient sur 15 jours d’intense mobilisation dans 4 régions. Il évoque aussi l’avenir : coopératives, formation, tournée nationale et rapprochement avec la Fédération sénégalaise de Football.
Entretien.
Vous venez de clôturer 15 jours de phases nationales. Quel est le bilan ?
Après avoir choisi les quatre régions devant abriter ces phases-là. Nous avons fait le tour de tous les sites, discuter avec les populations, parler à nos répondants pour voir dans quelles conditions on allait organiser ces phases nationales-là. Mais aujourd’hui, je pense que le pari a été gagné. La population, les spectateurs se sont déplacés en masse. Le terrain était trop petit pour contenir tout le monde. À un certain moment, lorsque nous avons vérifié, on a trouvé que ce qui était autour était presque égal à ce qui était à l’intérieur.
Vous avez des remerciements particuliers ?
Je voudrais encore une fois remercier tous les responsables, tous les présidents de Zones, les membres du Comité directeur, le présidents. Mais chapeau bas à la presse parce que c’est elle qui a permis aux Sénégalais de voir, de savoir tout ce qui s’est passé durant ces phases-là. Et remercier le président de la République qui a dépêché une délégation au-delà de sa participation financière. Remercier tout son gouvernement mais aussi les maires qui ont abrité ces phases-là. Je pense notamment à celui qui (Serigne Mboup) a mis presque quinze millions pour la prise en charge de l’hébergement.
Quelles sont les grandes innovations de cette édition ?
Quarante-huit équipes pour les seniors, vingt-quatre pour les cadets. Alors, je pense que c’est une bonne chose. L’innovation cette année c’était effectivement l’augmentation du nombre d’ASC en lice mais aussi l’organisation des phases culturelles. Je pense que tous ceux qui ont eu à se déplacer avec nous à Médina Sabakh se rendent compte aisément que la culture peut bien marcher au niveau de l’ONCAV.
L’ONCAV se projette aussi sur l’économique et la formation…
Nous sommes maintenant avec le futur. Et le futur a déjà commencé. Il a commencé par la création des coopératives au niveau de nos différentes Zones. Nous avons une convention avec le ministère de la microfinance pour créer des projets, former des jeunes, participer à la vie économique de ce pays-là.
Ça a déjà commencé parce que nous avons deux projets majeurs avec une ligne de crédit qui dépasse quatre milliards : avoir des taxis, avoir des fast-foods, etc. L’autre aspect aussi c’est par rapport à l’éducation, la formation. Aujourd’hui nous avons un autre programme que nous allons soumettre à l’Etat du Sénégal.
On vous a vu avec le président de la FSF Abdoulaye Fall. Quels sont les liens ?
L’ONCAV est membre de fait et de droit de la Fédération sénégalaise de Football. Donc c’est normal que le président de la fédération vienne assister à nos manifestations. La licence de football que nous avons est presque homologuée par la fédération. Le président de la fédération m’a dit tout à l’heure : « on va travailler pour que le siège de l’ONCAV soit à l’intérieur de la fédération ». C’est ce qui va encore renforcer les relations.
Le gros point noir reste les infrastructures…
C’est vrai, le problème d’infrastructure est un problème réel dans nos régions. Aujourd’hui, Kaolack mérite d’avoir une autre tribune. Kaolack mérite d’avoir une autre infrastructure, que ça soit Kaolack, que ça soit les autres régions. Quand on voit la tribune, ça date de très longtemps. Des fois ça peut poser des problèmes de sécurité. Nous savons que l’État a un programme dans le cadre des infrastructures. Si on veut faire jouir les populations sénégalaises dans le sport, si on veut faire une bonne détection, c’est obligatoire que nous ayons des infrastructures sportives. Et dans le domaine de la culture aussi, puisque nous avons signé une convention avec madame le ministre de la culture.
Et pour l’année prochaine ?
Les prochaines phases, c’est à Thiès. Thiès devait abriter cette année. Mais, on est en train de voir d’autres pistes pour que ça ne soit pas seulement Thiès. On commence à partir de Thiès, voir même à Bargny s’il y a un terrain. Passer par Thiès, Kébémer, Louga, Saint-Louis, aller jusqu’à Matam. Nous sommes huit mille neuf cents ASC. Avoir quarante-huit ASC dans un championnat, ce n’est même pas le dixième. Donc ce que nous souhaitons, c’est que les gens soient présents dans ce qu’on est en train de faire. L’ONCAV est très démocratique. Ceux qui sont là, ils sont là d’abord par la volonté de Dieu mais aussi parce que la base a voulu qu’on soit là.
Un dernier mot ?
Que Dieu nous garde tous. Je prie pour que tous ceux qui sont déplacés puissent rentrer en paix, retrouver leurs familles et que la paix puisse toujours régner ici et partout au Sénégal. On vous donne rendez-vous l’année prochaine Inch’Allah.
Par Cheikh Demba NDIAYE, envoyé spécial à Kaolack







