CAN 2025 : Sans Hakimi, le Maroc s’impose devant Comores et lance parfaitement sa compétition
C’est parti pour la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Attendu devant son public lors du match d’ouverture, le Maroc a souffert avant de l’emporter devant Comores (2-0).
Pour le Maroc, son dernier sacre remonte à 1976 en Éthiopie. A l’époque, l’actuel sélectionneur Walid Regragui n’avait qu’un an, et lesd joueurs qui composent la sélection actuelle n’étaient pas encore nés. La légende de l’époque, celle qui avait porté les Lions de l’Atlas jusqu’à la victoire finale en l’occurrence Ahled Faras n’est plus de ce monde.
Disparu en juillet dernier, Faras aurait aimé voir ses « petit fils » lui succéder avant sa mort. C’est peut-être le moment de lui rendre un vibrant hommage, et dès cette année.
Grand favori chez lui, le Maroc ne se cache pas : « un tout autre résultat qu’un sacre serait un échec », rappelait le sélectionneur en conférence de veille de match contre Comores. « La pression, elle est là, mais positive », avouait le technicien marocain.
Lors de son entrée en lice, cette grosse pression s’est fait sentir. Face aux Comores, Regragui a pourtant sorti son armada : Bono, Aguerd, Saïs, Mazraoui, Amarabat, Ouani, Diaz et Rahimi étaient tous présents dans le onze de départ. Victime d’une grosse blessure à quelques semaines de la CAN, le capitaine Achraf Hakimi, qui revient petit à petit, a logiquement débuté sur le banc.
Grosses résistance des Comores durant 45 minutes
Dans une rencontre quoi semblait pourtant facile pour le Maroc n’a pas débuté de la meilleure des manières. Après seulement dix minutes de jeu, Sofiane Rahimi qui avait l’occasion de montrer la voie aux siens a vu son penalty arrêté par le gardien adverse. Quelques minutes après, le capitaine du jour, Romain Saïs, quitte ses partenaires sur blessures.
Derrière, le doute s’est installé dans la Tanière. Ce qui a profité aux Comoriens qui pouvaient encore compter sur une bonne organisation, surtout sur le plan défensif. En tribunes, les supporters commençaient à s’impatienter.
Brahim Diaz, premier buteur de la 35e édition
Il a fallu attendre le début de la seconde période pour voir Brahim Diaz libérer Regragui et le peuple marocain. L’attaquant du Real Madrid a profité d’une offrande du Mancunien Noussair Mazraoui pour ouvrir le score.
A la 65e minute, Walid sort Rahimi et fait entrer Ayoub El Kaabi. Résultat : l’attaquant de l’Olympiakos, profite d’une passe décisive de Anass Salah-Eddine pour doubler la mise. Le Maroc respire enfin.
Dans un stade plein à craquer où plus de 60 mille spectateurs ont répondu présents, le Maroc s’impose d’entrée et lance parfaitement sa compétition.
Aliou FAYE, envoyé spécial à Rabat (Maroc)







