Corner : Bravo, quand même…
Les cadets sénégalais ne conserveront pas leur titre continental. Par la faute des Ivoiriens. Comme leurs grands-frères en 2022, déjà par la faute de la Côte d’Ivoire. Dès le début des matches à élimination directe, en quarts de finale, les « Lionceaux » sont sortis de la course à leur succession. Tout comme les « Lions » dès les huitièmes de finale. Et dans les deux cas, aux tirs au but…
Sauf que, contrairement à leurs aînés, les U17 sénégalais ont (presque) été à la hauteur de l’évènement, malgré un début de match très compliqué au stade municipal de Berrechid à Casablanca (Maroc). Pris à la gorge d’entrée et fébriles, ils ont raté des gestes techniques faciles, multiplié les pertes de balle et les dégagements imprécis. Ils ont même mis près de 10 minutes avant d’entrer dans la surface de réparation adverse. Un manque de justesse compensé, heureusement, par une belle agressivité qui a empêché les « Eléphanteaux » de développer leur traditionnel jeu chatoyant. La preuve, pas un seul tir, même pas cadré, en première période.
Les « Lionceaux » ont ainsi confirmé leur solidité défensive. Tout comme, malheureusement, ils ont encore été inefficaces offensivement. C’est vrai qu’ils ne se sont pas créé des occasions de but à la pelle ; mais ils s’en sont tout de même procuré certaines assez franches – surtout en fin de match – pour en mettre au moins une au fond des filets ivoiriens.
Ils auraient d’ailleurs pu en obtenir davantage si leur coach avait été plus ambitieux. On comprend mal pourquoi « PIF » n’a pas demandé à ses joueurs d’être plus nombreux et plus présents en territoire adverse, ne serait-ce que sur les balles arrêtées. Frilosité ou crainte d’être pris à revers sur un contre ? En tout cas, on n’a pas senti cette prise de risque – ou plus exactement ce choix résolument offensif – qui aurait pu permettre à son équipe de faire pencher la balance de son côté.
A l’arrivée donc, une sortie de route avant même le dernier carré. Pour un champion sortant, c’est tout sauf une grosse performance. Mais on n’en tiendra pas rigueur à nos jeunes joueurs qui ont perdu ( ?) sans perdre la face. Ils auraient peut-être pu s’imposer avant d’en arriver à ces tirs au but sans cette dèche offensive à laquelle ils semblent abonnés.
Au sortir de cette CAN, « PIF » sait au moins (s’il ne le savait pas déjà) dans quels aspects son équipe doit progresser, et vite, pour espérer faire bonne figure au Mondial U17, en novembre au Qatar. Et le chantier le plus urgent reste l’attaque. C’est bien de ne pas encaisser de but (comme le Sénégal dans cette compétition), mais c’est tout aussi bien, voire mieux, d’en marquer (or les Sénégalais ne l’ont réussi que 3 fois en 4 matches).
Autrement, on s’expose à des mésaventures comme celle vécue ce vendredi par les « Lionceaux » face aux « Eléphanteaux ». Car aux tirs au but, tout peut arriver ; et souvent, à la fin, c’est la Côte d’Ivoire qui gagne…
B.K.N.






