Édito : CHOUKRANE
Elle s’éternise mais son retour polarise toujours l’attention de tous. Elle s’étire dans le temps, résiste à l’usure du temps sans prendre la moindre ride. À chacune de ses éditions, elle garde la même teneur en émotions et jalousement son côté captivant fait de suspens et de curiosité.
C’est le propre d’une cérémonie de tirage au sort. D’un pays à un autre, d’une CAN à une autre, le tirage reste un moment fort de la CAN. Il lève le premier voile de la compétition, réoriente la préparation et annonce les couleurs. C’est tout simplement le grand déclic sans le moindre rebond d’un ballon.
Cependant, c’est tout un continent et même au-delà qui résonne aux échos de son résultat par les commentaires et décryptages, qui prennent le relais de ces doigts magiques des préposés au tirage qui tracent le destin des équipes.
Pour Maroc 2025, la toile va s’enflammer car la CAN se joue désormais sur Internet. Les internautes ont près dix mois pour se défouler, se chambrer. Pour le Sénégal, le chemin du second passera une rive du Fleuve Congo, une virée en Afrique australe avec le Botswana et une escale dans la sous-région au Bénin.
Le tirage au sort n’a dérogé à aucune tradition, il a gardé son côté prologue et celui de sonde de la capacité organisationnelle du pays hôte aux yeux du monde et en présence des générations de célébrités.
Paris réussi pour les Marocains d’exhiber avec fierté leur pays dans ce qu’il a de plus attrayant, de même que la qualité de ses infrastructures et un clin d’œil à ces légendes africaines qui ont marqué la CAN. Beau spectacle teinté de souvenirs et d’espoirs.
Abdoulaye DABO








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