A LA UNE Mondial 2026

Figures de proue de l’Irak : Amir le maître à jouer, Hussein le tireur d’élite

On dit souvent que l’expérience est un atout. En Irak, c’est une vérité vive. Et, dans cette équipe au classement modeste (57e mondial), deux noms résonnent comme un cri de guerre : Aymen Hussein (30 ans) et Amir Al-Ammari (28 ans). Le sniper et le maître à jouer, ceux qui pourraient bien faire mal dans ce Groupe I du Mondial 2026.

Un vieux lion, 30 ans, le regard acéré, le cœur d’un jeune guerrier, capable de faire sauter une défense avec une précision chirurgicale. L’attaquant d’Al-Karma est le meilleur buteur de l’histoire irakienne (32 réalisations en 90 sélections). Celui qui a inscrit le but de la qualification porte sur ses épaules comme un étendard tout un peuple de 46 millions d’âmes. Hussein, c’est une légende en marche.

À ses côtés, la relève monte en puissance. Ali Al-Hamadi (24 ans), le jeune prodige de Luton Town (19 sélections/5 buts), mais surtout Amir Al-Ammari (49 capes/3 buts), le héros national après avoir marqué le penalty décisif qui a permis à son équipe d’accéder aux barrages, incarnent la nouvelle vague de l’Irak.

Des talents à surveiller…

Le coach Graham Arnold mise tout sur Aymen. La puissance, la technique, la vision. Hussein, c’est un peu le couteau suisse du football irakien, capable de tout faire : centre millimétré, tir lointain, débordement tranchant, présence aérienne. C’est une clé pour déverrouiller les murailles. Surtout si Amir Al-Ammari s’y met aussi. Au milieu, c’est le maître de la création. Il peut faire basculer le jeu en une passe, une ouverture, un éclair. Joueur du club polonais Cracovia, il sait que chaque coup de pied arrêté peut devenir le tournant d’un match.

L’Irak, on le sait, est l’outsider du Groupe I. Mais ne vous y trompez pas : derrière cette apparence modeste se cache une équipe au caractère d’acier, prête à défier les géants. L’Espagne l’a appris à ses dépens, jeudi, en préparation (1-1).

Même si elle a échoué mercredi face au Venezuela, la Norvège, la France et le Sénégal, ce ne sont pas des montagnes infranchissables pour cette armée de rêveurs et de combattants. Des Lions de Mésopotamie talentueux, déterminés, qui prônent la résilience, la fierté nationale, prêts à marquer de leur empreinte cette Coupe du monde.

Mohamed NDIAYE

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