Finale Sénégal-Maroc : Pape Thiaw, Iso et Iliman auditionnés, la CAF tranche dans 48 heures
C’est le grand final du suspense. Après une longue attente, la Commission de discipline de la CAF a enfin examiné ce mardi les incidents qui ont marqué la fin de la finale de la CAN 2025, disputée au Maroc. La décision, attendue dans les 48 heures selon un communiqué de la FSF, pourrait bouleverser le paysage footballistique africain.
Les protagonistes ont parlé. Pape Thiaw, l’entraîneur des Lions, ainsi que les joueurs Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye ont été auditionnés pour défendre leur version des faits face aux accusations. La Fédération sénégalaise de football (FSF), épaulée par Maître Seydou Diagne, a passé ses arguments au peigne fin, à la suite des rapports des « officiels de match » et des « réserves » formulées par la Fédération marocaine. La CAF, quant à elle, a mis l’affaire en délibéré, promettant une réponse « dans 48 heures ». Un délai court mais suffisant pour faire vibrer les supporters et déchaîner les passions.
Une finale qui a embrasé le monde
Neuf jours après cette finale électrique, le Sénégal vit encore sous tension. Un match marqué par un but refusé, un penalty controversé, des serviettes volées, une sortie des joueurs en pleine tempête et un chaos sans précédent : tribunes en ébullition, bagarres, envahissements, dégradations… La scène était digne d’un film d’action, retransmise en direct dans le monde entier.
Aujourd’hui, la commission disciplinaire se prépare à rendre sa copie. Ousmane Kane, président sénégalais de l’instance, a été suspendu pour conflit d’intérêt, laissant la place à une équipe d’arbitres venus d’Égypte, d’Afrique du Sud, du Tchad et du Niger. Leur verdict pourrait faire trembler toute l’Afrique du football.
Le futur en suspens, mais pas l’espoir
Ce qui est certain, c’est que cette crise ne remet pas en cause la qualification du Sénégal pour la Coupe du monde. La FIFA, présente à Rabat, a déjà pris la parole. Gianni Infantino a condamné la violence, dénoncé le départ précipité des Sénégalais et appelé la CAF à « prendre les mesures appropriées ».
Mais attention : selon les juristes de l’instance suprême, pas question de sanctions mondiales. La FIFA a précisé que tout restera principalement continental, sauf si la CAF décide d’étendre la sanction. La balle est dans leur camp, et le verdict dans 48 heures pourrait bouleverser l’échiquier… Le continent tout entier retient son souffle.
Mohamed NDIAYE







