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France : Malgré Sané, Metz et ses Sénégalais quasi condamnés

Dans un sprint désespéré vers le maintien en Ligue 1, Metz et sa colonie sénégalaise tentent l’impossible. Mais, ce dimanche, leur saison à l’agonie a pris une tournure plus sombre : une défaite 3-1 face au Paris FC qui semble sceller leur destin.

Un long ballon de Sadibou Sané sur Kvilitaia, qui profite d’un cafouillage dans la défense parisienne pour enchaîner une superbe reprise de volée du pied droit. Le le score est alors de 1-1 (32e). Avec sa première passe décisive en Ligue 1 cette saison, le défenseur central sénégalais tentait d’allumer une étincelle. Mais le feu s’est avéré faible face à la tempête. Et pour ne rien arranger, Habib Diallo, capitaine emblématique, a dû quitter prématurément la scène, blessé.

Au final, le Paris FC (12e) s’impose 3-1 à Metz (18e), enchaînant un huitième match sans défaite en Ligue 1. Trois points précieux qui assurent leur maintien, Moustapha Mbow et ses partenaires restant à distance de la zone de relégation. Pour Metz, la donne est cruelle : il ne reste que quatre rencontres et le retard sur le barragiste, Auxerre (16e), grimpe à 10 points.

« C’est un cauchemar ! » explosait récemment le coach Benoît Tavenot, qui a dû composer avec une équipe en déroute. Depuis son arrivée fin janvier, le successeur de Stéphane Le Mignan a vu son équipe s’incliner à 9 reprises et concéder trois nuls « J’ai essayé beaucoup de choses et j’ai aussi été critiqué, mais mon plus grand regret est de ne pas avoir complètement convaincu [mon équipe] de croire au maintien. »

La saison, déjà marquée par des départs y compris en prêts, ressemble à un puzzle auquel il manque trop de pièces pour espérer un miracle. La relégation semble désormais inévitable, mais pour ces joueurs formés pour la plupart dans l’ombre de Génération Foot, l’heure est à la résistance. Quitte à écrire un dernier chapitre héroïque dans l’anonymat.

Pape Sy, Sadibou Sané, Habib Diallo… tous sous contrat jusqu’en 2027, tous potentiellement à la croisée des chemins. La saison pourrait leur coûter cher, mais pour ceux qui y croient encore, il reste une lueur d’espoir : chaque match est une dernière chance de faire vibrer le rêve, de transformer la défaite en une victoire d’honneur.

Mohamed NDIAYE

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