FUTUR SELECTIONNEUR DES LIONS : Souleymane B. D. Diop justifie sa « préférence locale »
En attendant la validation du Ministère concernant l’éviction de Pape Thiaw par le Comex de la FSF, le Sénégal est sans entraineur. Si cette éviction venait à être entérinée, l’ancien directeur de la Haute Compétition Souleymane Daouda Diop plaide pour une expertise locale…qui a déjà fait ses preuves.
Qui sera à la tête des Lions pour l’entame des qualifications en Septembre prochain ? Une question en suspens depuis l’éviction du Sélectionneur Pape Thiaw par le Comex de la FSF au retour de l’élimination des Lons en seizième de finale du Mondial 2026. Une éviction qui est sous réserve d’une validation du Ministère des Sports, qui attend les rapports de la FSF avant d’entériner ou non le départ du Sélectionneur.
Cette attente renforce les débats sur le profil du futur Sélectionneur et certains agents en profitent pour placer leurs clients, de l’avis de Souleymane Boun Daouda Diop : « Comme souvent dans ce type de contexte, les candidatures réelles ou supposées se multiplient, les réseaux d’influence s’activent et les intermédiaires se positionnent. Le prestige de l’équipe nationale aidant, les noms de plusieurs techniciens étrangers circulent déjà avec insistance, alors même qu’aucun profil de poste n’a encore été officiellement défini » clarifie l’ancien Directeur de la Haute Compétition.
S’il milite d’emblée pour un profil local à la tête des Lions, Souleymane Boun Daouda Diop assure que la compétence prime avant tout sur la nationalité : « À mon sens, le débat est mal posé lorsqu’il se réduit à une opposition entre entraîneur national et entraîneur étranger. La véritable question n’est pas celle de la nationalité ; elle est celle du projet sportif. Choisir un sélectionneur national obéit aux mêmes principes que le recrutement d’un médecin, d’un enseignant ou d’un ingénieur » assure-t-il.
Avant d’embrayer : « Le premier déterminant du choix doit être le projet sportif porté par la Fédération Sénégalaise de Football, en cohérence avec les orientations stratégiques de l’État et les politiques publiques conduites par le ministère chargé des Sports. C’est ce projet qui doit définir la mission, les objectifs, les compétences attendues, les critères d’évaluation et les moyens mis à la disposition du futur sélectionneur. Une fois ce cadre clairement établi, la question devient beaucoup plus simple ».
Ainsi, pour consolider les acquis de la Sélection Nationale, Souleymane Daouda Diop milite pour une expertise locale, qui au final, a fait gagner le Sénégal dans toutes les catégories : « Le Sénégal a démontré, ces dernières années, qu’il pouvait atteindre les plus hauts sommets avec un encadrement technique national. Les succès enregistrés sous la conduite de techniciens sénégalais ont marqué une étape historique dans le développement de notre football. À cela s’ajoutent les performances réalisées dans plusieurs autres catégories de compétitions africaines, qui confirment la qualité de notre encadrement technique. En faisant confiance à ses propres compétences, le Sénégal a également ouvert une voie que de nombreux pays africains ont progressivement empruntée. Cette dynamique a contribué à restaurer la crédibilité de l’expertise africaine dans la conduite des sélections nationales et à démontrer que les entraîneurs du continent pouvaient rivaliser avec les meilleurs. Revenir aujourd’hui à une solution extérieure, alors que les compétences nationales existent, pourrait donner le sentiment que cette confiance retrouvée n’était qu’une parenthèse. Or, rien ne justifie objectivement un tel revirement. Le Sénégal dispose aujourd’hui, sur son territoire comme au sein de sa diaspora, d’entraîneurs hautement qualifiés. Plusieurs possèdent une solide expérience internationale, maîtrisent les exigences du football de haut niveau, connaissent parfaitement les réalités socioculturelles du pays et ont déjà démontré leur capacité à gérer des compétitions majeures. Le vivier existe, les compétences existent, l’expérience existe ».
En attendant donc les rapports et la décision finale du Ministère des Sports, la question du futur Sélectionneur reste au centre des débats. La préférence locale émerge même si des profils étrangers font les yeux doux au Sénégal.






