Ligue Pro : La der qui va tout dénouer
Ça chauffe haut, ça craint en bas. Parce que les places de la future représentation africaine sont encore vacantes. Parce que la quête du trône est encore incertaine et enfin parce que la psychose de la relégation plane au bas du tableau. Scénario connu des championnats et dont la caractéristique est d’éclater l’épreuve en deux blocs distincts certes mais liés par la pression de fin de parcours. Là où on exerce les dernières poussées de la barque pour vaincre les derniers vents contraires qui s’élèvent, là où on se ronge les doigts sur les parois du précipice pour éviter la chute.
La situation de notre championnat nous évite ces fins de parcours moroses marquées par un champion connu d’avance qui n’attend que la fête pour arborer ses habits d’apparat cousus prématurément. Le nuage d’incertitude jette aussi un regain d’intérêt, une sorte de baroud d’honneur qui peut toujours vous éviter la glissade fatale qui mène tout droit en Ligue 2. On ne demande donc pas mieux pour un sprint final pour animer les débats.
Devant, la Troika s’est transformée en un duel à distance qui maintient un flou, attendant sans doute l’ultime journée pour lever le voile sur l’identité du champion. Jaraaf et US Gorée seront dans un dernier coude à coude qui va enfin libérer tout le monde dans la conquête du titre de champion du Sénégal.
L’attraction sera aussi l’opération « restore hope » qui s’annonce généralement de façon pathétique. Entre espoirs et préoccupations on se jette dans la marre. Deux épicentres d’une même épreuve, tous chargés d’émotions avec des destins qui se jouent des survies en jeu et des moments de joie et de liesse encore contenus dans le secret des verdicts que les dernières rencontres vont livrer.
Dans cet océan d’inconnus une seule certitude la réalité de la relégation de Jamono Fatick. Dommage. Cela dit un véritable week-end de vérité nous attend pour le dernier acte de la Ligue pro. Elle a été ce miroir grossissant de notre foot local, de ces cotes brillantes, de ces ilots de violence et parfois endeuillé. Mais il aura tenu ses promesses qui devraient se prolonger sur le continent. Mais savourons d’abord ce week-end de suspense.
Abdoulaye Dabo







