Motsepe après les sanctions du Sénégal et du Maroc : « J’ai été extrêmement déçu par… »
Le président de la Confédération africaine de football (CAF), le Dr Patrice Motsepe, est sorti de son silence à la suite des sanctions infligées au Sénégal et au Maroc après des incidents survenus lors de la phase finale de la CAN Maroc 2025 TotalEnergies. Dans une déclaration publiée sur le site de la CAF, il a réaffirmé l’engagement total de l’instance continentale à défendre l’intégrité, la crédibilité et la compétitivité du football africain sur la scène mondiale.
« Je suis absolument déterminé, et le Comité exécutif de la CAF ainsi que les présidents des associations membres, représentant 54 pays africains, le sont également, à maintenir et à promouvoir l’intégrité, la réputation et la compétitivité mondiale du football africain et des compétitions de la CAF », a déclaré le président de la CAF.
Le Dr Motsepe n’a pas caché sa déception face aux événements qui ont marqué la compétition. « J’ai été extrêmement déçu par les incidents inacceptables survenus lors de la phase finale de la CAN Maroc 2025 », a-t-il souligné, tout en précisant avoir pris acte de la décision de la Commission de discipline de la CAF, rendue publique le mercredi 28 janvier 2026.
Respectueux des procédures internes, le patron du football africain a assuré que ces décisions seront pleinement appliquées. « Je respecte et appliquerai toutes les décisions de nos instances judiciaires », a-t-il affirmé.
Révision du règlement de la CAF en vue
Dans un souci de fermeté et de prévention, Patrice Motsepe a annoncé la convocation d’une réunion extraordinaire du Comité exécutif de la CAF (EXCO), l’organe décisionnel suprême de l’institution, en dehors de l’Assemblée générale annuelle. Objectif : revoir en profondeur le Règlement de la CAF, notamment le Code de discipline, afin de renforcer les pouvoirs des instances judiciaires.
« Nous voulons garantir que les instances judiciaires de la CAF disposent de l’autorité nécessaire pour imposer des sanctions appropriées et dissuasives en cas de violations graves des Statuts, du Règlement et du Code de discipline, ou de tout comportement portant atteinte à la réputation, à l’intégrité, au respect et à la compétitivité mondiale du football africain », a-t-il expliqué.
Le président de la CAF est également revenu sur les progrès réalisés ces dernières années dans le domaine de l’arbitrage. Selon lui, des avancées significatives ont été enregistrées en matière de qualité, d’indépendance et d’expertise des arbitres, des opérateurs VAR et des commissaires de match africains.
« Nous sommes déterminés à allouer des ressources financières et techniques supplémentaires afin de garantir que leur qualité, leur intégrité et leur impartialité soient au niveau des meilleurs au monde », a-t-il insisté, rappelant que l’indépendance du Comité des arbitres de la CAF a été l’une de ses priorités dès le début de son mandat.
Pour le Dr Motsepe, il est fondamental que les arbitres africains soient « perçus, respectés et reconnus comme impartiaux, justes et de niveau international ».
Confiant pour l’avenir, le président de la CAF se veut rassurant : « Je suis convaincu qu’avec les changements supplémentaires et les mesures importantes que nous mettons en place, le football africain et les compétitions de la CAF continueront d’être respectés, admirés et parmi les meilleurs au monde. »
D.V.






