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Navétane Rufisque : Le préfet maintient la suspension des compétitions 2026 mais…

Au terme d’un Comité de Développement Départemental, tenu ce jeudi 24 juin 2026, à la Préfecture de Rufisque, le préfet  Magatte Diouck a fait le point sur les violences qui ont émaillé les compétitions l’année dernière.

En dressant le bilan de l’exercice précédent, l’autorité administrative a décidé de maintenir la suspension pour 2026, tout en acceptant de tester la reprise des finales suspendues sous haute surveillance sécuritaire et forte sensibilisation. « Nous venons de terminer un Comité Développement Départemental (CDD) préparatoire, une réunion d’information mais également de partage, mais surtout de clarification entre les autorités administratives, le préfet et le sous-préfet, avec les acteurs du mouvement. Comme vous le savez, l’année dernière, compte tenu des faits de violence énormes, nous avons pris la décision la plus adaptée, la plus équilibrée, la plus juste, de suspendre les compétitions », a déclaré le préfet.

D’après lui, Ils (les responsables du mouvement Navétane) ont voulu rapidement que cette mesure-là soit levée, mais j’ai considéré que les conditions n’étaient pas réunies. « Aujourd’hui, on a tenu la réunion pour essayer de voir quelles sont les causes de ces faits de violence. On les connaît. (…) Manque de conciliation, la cohabitation difficile entre quartiers on l’a dit, mais également absence d’implication forte de la part des organisateurs, notamment de l’ODCAV de Rufisque, pour pouvoir au moins indiquer les faits de violence, mais également pour que ces compétitions-là puissent se dérouler dans d’excellentes conditions », a-t-il ajouté.

« Aujourd’hui, on a pu partager le bilan qui est un bilan partiellement biaisé, qui est un bilan partiellement ténébreux, d’autant plus que ça a été émaillé de violence mais également des exactions énormes sur d’abord des personnes physiques mais également des propriétés appartenant à autrui, mais également des biens appartenant également à ceux qui sont autour du stade », a fait constater M. Ndiouck.

Ce qui est important, d’après lui, c’est d’abord est-ce que la mesure devrait être levée, oui ou non ? « Nous, on est toujours dans nos réflexions profondes. D’abord, c’est d’examiner la situation et ensuite, puisqu’il y a quelques tournois qui doivent se dérouler, c’est-à-dire la reprise des finales qui ont été suspendues, on va les mettre à l’essai. On va permettre de jouer ces matchs avec une couverture sécuritaire forte, avec également la sensibilisation. Si ça passe, on pourra au moins organiser au cas par cas et lorsqu’il y aura une tension énorme on sera obligé également de prendre la mesure adaptée », a relevé Maguette Ndiouck.

Pour que cela puisse se réaliser, il est important, selon lui, de rassurer la population pour dire tout simplement que nous allons renforcer la sensibilisation et la communication, renforcer le dispositif sécuritaire, parce que lui aussi milite pour un état fort. Un état responsable devrait pouvoir au moins gérer ces questions d’insécurité et apporter justement les éléments de solution nécessaires. Si c’est organisé comme tel, il n’a pas de problème pour pouvoir reprendre dans les meilleurs délais.

Il renchérit que la mesure de suspension est toujours en vigueur pour ce qui concerne les compétitions qui doivent se dérouler en 2026. « Maintenant, pour ce qui concerne les matchs qui ont été suspendus, puisqu’on a reçu une note de madame la ministre des Sports qui nous demande de reprendre justement les compétitions qui vont se dérouler à partir du premier juillet et s’achever au 31 octobre. On va se conformer à cette mesure, leur donner la chance de pouvoir reprendre pour ces finales qui ne doivent pas souvent poser de problèmes. Maintenant, si on note des faits de violence, on va prendre les sanctions, les sanctions adaptées », a conclu le préfet de Rufisque.

Cheikh Demba NDIAYE

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