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« Si le Sénégal n’avait pas gagné… » : la CAN féminine menacée, l’Afrique du Sud charge le Maroc

La prochaine CAN féminine, initialement programmée du 17 mars au 3 avril au Maroc, vacille sur ses bases. Selon des sources proches de la CAF, le report pourrait être imminent, et l’Afrique du Sud n’a pas tardé à faire entendre sa voix… avec un coup de théâtre à la clé.

Ce mercredi 4 mars, le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, a lancé un pavé dans la mare : il accuse le Maroc de jouer avec l’avenir du football féminin africain, et propose… de prendre la relève. Une déclaration qui ne passe pas inaperçue, surtout quand on sait que la compétition est sur le point de débuter.

Le Maroc, sous pression, préfère la fuite en avant. Selon nos sources, la CAF aurait repoussé la décision finale, mais la tension monte et le temps presse. Pour Gayton McKenzie, ce n’est pas une question de patience : c’est une question de respect pour le football féminin africain.

Un coup de poker ou une vraie menace ?

« Si le Maroc est prêt à accueillir la CAN Féminine après une CAN réussie, qu’il le fasse. S’il ne l’est pas, nous voulons lui dire que nous avons des stades et que nous ne sommes pas un pays moins bien doté en infrastructures », tonne le ministre, alors que de nombreuses sélections sont en préparations. Les Lionnes, notamment, sont en regroupement depuis le 23 février dernier.

« Nous ne nous laisserons jamais prendre en otage par des pays moins bien équipés que nous. » Un discours ferme, teinté d’un brin de provocation, qui laisse entendre que l’Afrique du Sud pourrait bien devenir la nouvelle terre d’accueil de la compétition.

Ce n’est pas tout : McKenzie insinue que le report pourrait être une réaction à la défaite du Maroc en finale de la CAN masculine face au Sénégal (1-0). « Est-ce que tout le monde doit souffrir parce que le Sénégal a gagné la CAN masculine ? Si le Sénégal n’avait pas remporté la finale, serions-nous encore dans cette incertitude ? » » s’interroge-t-il. Selon lui, la passion du football ne devrait pas dépendre d’un résultat sportif, mais de l’engagement et du sérieux dans l’organisation.

La CAF, entre le marteau et l’enclume

De son côté, la CAF essaie de calmer le jeu. Luxolo September, porte-parole de la Confédération, affirme que « des discussions de haut niveau sont en cours » et qu’une décision sera communiquée dans les 48 heures. Le suspense demeure entier…

Mohamed NDIAYE

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