A LA UNE Équipes nationales LIONS A

Un an d’absence : les portes de la Tanière fermées à Nampalys Mendy ?

Il a la nostalgie de la Tanière qui s’éloigne de lui rassemblement après rassemblement. Maillon essentiel à la CAN 2021, remplaçant en Côte d’Ivoire 2023, Nampalys Mendy ne devrait même pas être présent au Maroc dans quelques semaines. Le milieu défensif, nouveau joueur de Watford, en est en tout cas loin à l’heure actuelle.

Il dit non…

Avec Nampalys, ce fut très court mais fructueux et bénéfique. Le Sénégal lui a fait la cour à l’époque où il scintillait avec Nice sur les pelouses de Ligue 1. Il a d’abord repoussé les avances. Avec dédain. « Je me sens Français. Je suis Français, si je dois jouer pour une sélection, c’est la France ». Cissé, sélectionneur du Sénégal, fidèle à son approche habituelle pour les binationaux, n’a pas insisté.

Et puis le temps a fait son effet. Le milieu défensif, sollicité par toute l’Europe, traverse la Manche. Il débarque à Leicester, fraichement champion d’Angleterre, pour remplacer l’incroyable Ngolo Kanté parti à Chelsea après une saison chez les Foxes qui restera dans les annales de la Premier League. Malheureusement, Mendy ne fait pas oublier Kanté. Il sort rapidement des plans de Claudio Ranieri. Il enchaine les saisons en tant que remplaçant. Celui qui se voyait peut-être un peu trop beau finit par revoir ses prétentions à la baisse. Il accepte la seconde main tendue par Aliou Cissé. Pour le bonheur de la Tanière.

Puis oui…

Le 26 mars 2021 à 28 ans, Nampalys Mendy dit officiellement oui au Sénégal. Ça matche dès le début. Son apport est immédiat. Cissé casse son boring duo au milieu, Gana-Kouyaté, pour placer l’ancien international Français devant la défense. Sa capacité à conserver le ballon, réguler le jeu à partir de derrière, libère Gana, positionné en relayeur gauche où il peut couvrir Sadio Mané et être plus vertical dans le jeu. Pour Kouyaté, cette arrivée le pousse davantage sur le banc mais son énergie en sortie de banc fait un bien fou à l’équipe. Il finira d’ailleurs par retrouver une place de titulaire en pleine Coupe d’Afrique. Comme relayeur droit. Après des années de quête et d’échecs, le Sénégal décroche enfin sa première étoile en février 2022 moins d’un an après l’arrivée de Nampalys Mendy dans la Tanière. Ce n’est pas anodin.

Et tombe à pic

Dans cette équipe de Cissé, finaliste deux ans plus tôt au Caire, il était peut-être le chainon manquant. Mais voilà, la toupie de la Seyne-Sur-mer n’arrive toujours pas à s’imposer en club et doit faire face à une concurrence féroce des jeunes en sélection nationale. Il n’a plus été appelé depuis octobre 2024 lors de la double confrontation contre le Malawi. Une liste qui, en réalité, n’était même pas celle de Pape Thiaw. Depuis que ce dernier a donc pris fonction, il s’est passé des services de Nampalys. « Nous n’avons pas eu de contact depuis un moment. Donc je ne sais pas ce qu’il en est de mes chances. Mais j’ai espoir d’être rappelé si je suis performant. A moi de faire le maximum de mon côté pour prétendre être sélectionnable, pour ensuite lui laisser le choix », avoue le champion d’Afrique à Sport News Africa.

Avant de disparaitre

Peut-il réellement faire son retard avant la CAN ? Ce n’est pas gagné d’avance. Le milieu défensif parti se relancer en Angleterre à Watford ne joue toujours pas alors que ses concurrents dans l’entrejeu du Sénégal enchainent les performances. Il en est d’ailleurs conscient : « Tout le monde joue dans de très grands clubs et quasiment titulaire en plus. Il va falloir que je me batte pour prouver que je peux et que je mérite d’intégrer la sélection à nouveau. Ce ne sera pas facile, mais je suis un travailleur. J’ai confiance ». Pour mettre le doute dans la tête de Pape Thiaw, le temps lui est désormais compté.

D.V.

Articles similaires