« Un président humble, un sélectionneur libre, des joueurs … » : au Cameroun, le Sénégal, modèle d’humilité et de maturité sportive
Au Cameroun, où l’épopée de 2002 brille encore dans toutes les mémoires, certains observateurs ne peuvent s’empêcher de lorgner vers Dakar, où le football s’écrit aujourd’hui avec panache et simplicité. Notre confrère Jean Claude Mbede Fouda, dans une sortie sur Foot Cameroun, ne s’en cache pas : « Aujourd’hui, le Sénégal, c’est du très haut niveau, comme à l’époque d’Iya Mohammed. »
Jean Claude Mbede Fouda compare la gestion du football sénégalais à la crise identitaire que traverse la scène locale. « Le Sénégal est un pays démocratique. Un président de fédération intellectuel et humble. Un sélectionneur qui n’est pas une marionnette utilisée pour régler des comptes. » Et le journaliste en retrait d’ajouter : « Les joueurs sont sélectionnés sur la base de leurs performances en clubs. Un peuple uni derrière son équipe ».
Une « maturité sportive » bâtie sur l’humilité, estime-t-il. « Au Sénégal, El Hadji (Diouf) ne constitue pas un frein à l’évolution de ses jeunes compatriotes. Il les soutient et les encourage à le dépasser. Il est le bras droit de Sadio Mané. »
Jean Claude Mbede Fouda en profite pour lâcher une petite punchline : « Dans tous les pays, les anciennes vedettes ont repris leur place et ne disputent pas les projecteurs à leurs jeunes compatriotes. » Et d’une voix plus incisive, il conclut : « Je vais dénoncer tous ceux qui ont conduit notre équipe à ce niveau de ridicule qui fait pitié. » Une leçon de football et d’humilité à méditer, destinée à ceux qui s’y reconnaîtront…
Mohamed NDIAYE






